Julien Leguet, cet amoureux et défenseur du Marais Poitevin vous en fait découvrir tous les secrets

Julien Leguet, pour le plus grand plaisir des touristes, vient de lancer une nouvelle activité : batelier indépendant au cœur du Marais Poitevin.

L’article est accompagné d’un reportage vidéo à voir en bas de page.

Julien Leguet a retrouvé son élément en tant que batelier indépendant. (©Corentin Cousin).

Julien Leguet, son nom et son visage vous disent peut-être quelque chose. Fondateur du collectif « Bassines Non Merci« , il est pleinement mobilisé pour lutter contre la mise en place de nouvelles retenues d’eau sur le territoire. Mais aujourd’hui, c’est au cœur du Marais Poitevin, à Arçais, que l’on retrouve Julien qui débute une nouvelle activité professionnelle : batelier.

« C’est le métier de ma vie et c’est que j’aime le plus faire au monde, affirme Julien, me promener dans le marais et faire découvrir ce lieu unique. C’est pour cette raison que je me suis lancé comme batelier indépendant. Faire partager cet amour que j’ai pour ce marais ».

Pas si nouveau

Un métier rêvé certes, mais Julien a une conception bien à lui de la batellerie. Ne lui parlez pas de tourisme ou de durée de balade , il préfère plutôt parler d’excursion et d’expédition plutôt que de balade.

La batellerie dont je rêve n’est pas celle dans laquelle tu fais un tour de bateau pendant une heure. Je rêve d’expédition, c’est d’ailleurs pour cela que je ne veux pas proposer de balade de moins de 2 heures ». Julien Leguet.

Pour lui, le marais n’est pas beau simplement l’été, il l’est également toute l’année. « Les gens ne connaissent pas le marais lorsqu’il est inondé et recouvert par toute cette eau. Il y a une grande liberté de mouvement où l’on peut se promener en bateau à travers les arbres ».

Une nouvelle activité ? Pas du tout à fait. Le natif de la Picardie a découvert le marais alors qu’il était encore jeune enfant. Et tout de suite, il en tombe raide dingue à l’image de ses parents.

Je n’ai aucune attache au territoire, mais à 6 ans, lorsque mes parents arrivent ici, ils tombent amoureux de cette nature. Il décide d’organiser des camps de vacances pour ados. Et je vis avec eux, dans ces camps, en apprenant à vivre au rythme du marais ».

Il apprend à manier la pagaie et la pigouille très tôt sur le tas. « J’ai appris à pigouiller, à être autonome et me repérer dans le marais des l’âge de 8 ans. Et à partir de ce moment, mes parents me donnent l’autorisation de voguer dans le marais comme bon me semble ».

Retour aux sources

Un terrain de jeu, son terrain de jeu, celui de son enfance. À aujourd’hui 45 ans, Julien revient à son premier amour. Alors s’il découvre le marais tout petit, il met ses premiers coups de pigouille dès son adolescence.

À 14 ans, comme je suis grand et costaud, il y a un dimanche où la patronne me dit qu’il y a besoin de personnel pour mener les barques. On est dans les années 80, donc oui on est toute illégalité (rire), mais à partir de 16 ans, j’ai une feuille de salaire et je me mets à écluser 5 à 6 embarcadères différents ».

D’ailleurs, plusieurs compétences sont nécessaires pour devenir batelier. Titulaire du diplôme pour exercer son activité, il y a deux façons de pousser un bateau. Mais plus que cela, une compétence est plus qu’essentielle pour Julien.

Il faut savoir pousser le bateau à la pigouille ou à la pagaie. C’est, notamment, ce qui va faire la particularité de mon activité, je veux proposer des cours de pigouille pour ceux qui veulent se lancer dans la batellerie. Mais, avant tout, je pense qu’il faut avoir une réelle connaissance du milieu, que ce soit la faune, la flore et la géologique entre autres ».

De parents instituteurs, c’est donc toute la fibre de la transmission du savoir que Julien veut proposer. Une manière de permettre aux amateurs de balade de repartir avec un bagage intellectuel en plus d’un bon moment.

Un retour aux sources pour Julien Leguet, qui finalement, n’a jamais cessé de vivre la tête et le cœur dans le marais.

Contacter Julien Leguet pour réserver une expédition au cœur du Marais Poitevin : 07.67.12.24.97. julienbatelier79@gmail.com

Voir le reportage.


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Economie, Marais Poitevin, Vie des communes