Marsilly : victime d’un nouveau vol, un mytiliculteur veut géolocaliser ses moules

Le Marsellois Stéphane Parpaix a décidé d’équiper ses filières en mer de discrètes balises GPS, suite au vol début mai d’un peu plus d’une tonne de ses moules immergées à 20 km des côtes au large de La Rochelle.

Stéphane Parpaix victime d'un vol de 1,4 tonne de moules au large de Marsilly. (©Yannick Picard)
Stéphane Parpaix en colère, victime d’un vol de 1,4 tonne de moules au large de Marsilly. (©Yannick Picard)

C’est la colère qui domine chez Stéphane Parpaix dans sa cabane mytilicole du port de la Pelle à Marsilly, « mes champs de filières en mer ne sont pas le jardin d’Eden pour les petits copains ». Le 10 mai dernier, le quinquagénaire qui reprenait la mer après une période de carénage de son bateau atelier a eu une surprise très désagréable.

« On m’a sectionné 20 descentes (cordes sur lesquelles poussent les moules en mer N.D.L.R) sur mon haussière n° 236. Celle-ci plus facile d’accès que les autres est régulièrement visitée », ne décolère pas Stéphane Parpaix.

1,4 tonne de moules et du matériel disparus

Entre les moules envolées dont le poids total est estimé à 1,4 tonne et le matériel disparu, le mytiliculteur estime son préjudice à 3 500 euros. Même si Stéphane Parpaix dit avoir déjà connu ce genre de méfaits quelques années en arrière à la fois sur ces filières et ses bouchots, les vols de moules en mer sont peu fréquents.

À l’inverse des huîtres souvent d’ailleurs à l’occasion des fêtes de fin d’année. Bien souvent les professionnels de la mer se volent entre eux. Les auteurs lorsqu’ils sont retrouvés se retrouvant d’ailleurs à la barre du tribunal judiciaire.

Stéphane Parpaix en est certain, lui aussi a été victime d’un de ses collègues,

il suffit de lever l’aussière avec la grue du bateau et de couper les descentes qui font 4 mètres de long.  Je pense qu’il n’aura pas suffi de plus de 10 minutes pour me voler les 20 descentes. Le plus grand des voleurs c’est ton voisin. En plus tout le monde savait que mon bateau était en carénage depuis la fin avril. Je n’ai repris la mer à partir du port du pavé de Charron que le lundi 9 mai ».

Le mytiliculteur a déposé plainte auprès de la brigade de gendarmerie de Nieul-sur-mer. Le dossier devrait être confié à la gendarmerie maritime et aux agents des affaires maritimes.

Une puce GPS

Et le quinquagénaire pourrait bien apporter de l’eau au moulin des enquêteurs. Même s’il y a forte chance que ses moules non encore commercialisables selon lui se soient retrouvées sur les tables de restaurateurs du Vieux port de la Rochelle à l’occasion du week-end du 8 mai,

il n’y a que 5 mytiliculteurs qui ont commencé à vendre leurs moules dans le secteur. J’en écarte 3. Il en reste un côté Vendée et un à La Rochelle. Les moules ne sont pas encore pleines. Les parisiens tu leur mets des coquilles vides avec un peu de sauce et des frites dans l’assiette et ils trouvent ça bon. C’est un scandale ».

Même s’il évoque sa retraite dans quelques années, Stéphane Parpaix a décidé de prendre le taureau par les cornes, « je vais équiper toutes les descentes de mes filières d’une puce GPS qui me permettra de tracer les voleurs si cela devait se reproduire ».

Une technique déjà utilisée par les ostréiculteurs. Le Marsellois n’a pas souhaité communiquer le coût certainement important de cet investissement, « peu importe le montant. Mais il faut que ce genre de comportement cesse ! » 

Et d’envoyer un message fort a celui que semble connaître le mytiliculteur floué, « je veux qu’il paye ce qu’il me doit. Mais je ne retirerai pas ma plainte pour autant ».


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