Manifestation anti-bassines : « Aucun acte de destruction d’un outil de travail ne peut être cautionné »

Le week-end dernier, des milliers de manifestants se sont réunis pour protester contre les réserves d’eau de substitution près de Mauzé-sur-le-Mignon . La préfecture et le Département condamnent les actes de vandalisme perpétrés dans ce contexte tendu.

Une station de pompage a été dégradée et des individus ont déterré une conduite d’irrigation avant de la dégrader samedi dernier.(©Ludovic Sarrazin)

Entre 5 000 et 7 000 manifestants, sont venus exprimer leur mécontentement vis-à-vis du fonctionnement des retenues d’eau, appelées « bassine », dans le département des Deux-Sèvres à l’occasion du « printemps maraîchin ». Résultat, les forces de l’ordre ont eu du pain sur la planche ce week-end pour tenter de contenir toute possibilité de débordement.

Si cette mobilisation devait être « familiale, pacifique et en musique » avait averti le collectif « Bassines non merci », une station de pompage a été dégradée et des individus ont déterré une conduite d’irrigation avant de la dégrader samedi dernier. Le Département et la préfecture des Deux-Sèvres ont donc décidé de condamner fermement ces actes de vandalisme commis à Epannes et Vallans, au sud du département, en marge de la manifestation du collectif anti-bassines.

Un appel à l’apaisement et la normalisation des relations

« Si l’organisation d’une manifestation d’opposants au projet de création des retenues de substitution constitue une séquence démocratique légitime », le Département et la préfecture ne comptent pas passer l’éponge sur les dégradations causées par des individus samedi sur des installations d’irrigation dans les communes d’Epannes et Vallans.

https://twitter.com/Prefet79/status/1507819747429203973

Pour Anne-Sophie Guichet, Olivier Poiraud, Séverine Vachon et Philippe Mauffrey, conseillers départementaux sur les cantons de Frontenay-Rohan-Rohan et de Mignon-et-Boutonne, “l’expression démocratique ne peut légitimer les actes commis samedi et aucun acte de destruction d’un outil de travail ne peut être cautionné”.

Ils appellent à l’apaisement et la normalisation des relations entre les différentes parties au dossier, dans le respect du cadre légal et des orientations inscrites au protocole du 18 décembre 2018. En attendant, la Préfète a salué l’engagement et le professionnalisme des forces de l’ordre qui sont intervenues avec sang-froid et maîtrise afin d’assurer la protection des personnes et des biens.

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