Puilboreau. le club de karaté fête ses 40 ans d’existence

Les karateka du club de Puilboreau n’ont pas prêté le flanc durant la crise sanitaire, quitte à user d’astuces pour continuer à surfer sur leur art martial.

Le club de Karaté de Puilboreau compte une centaine de licenciés. ©Yannick Picard
Le club de Karaté de Puilboreau compte une centaine de licenciés. (©Yannick Picard)

En poussant les portes du dojo du complexe sportif de la Tourtillère à Puilboreau il régnait une sorte de climat apaisé, jeudi 23 juin. Sur le Tatami, s’enchaîne une véritable chorégraphie, sabre Iaïdō à la main. Avec cette philosophie sur laquelle insiste et surtout enseigne Jean-Philippe Tarnier, professeur principal et directeur technique du club, « c’est l’art des samouraïs, qui est de ne jamais dégainer son sabre ».

Samedi 25 juin à partir de 17 heures à la salle polyvalente de Puilboreau, à l’occasion des 40 ans du club, les ceintures noires seules rompues à la pratique du Iaïdō en feront une démonstration. « Il y aura plusieurs plateaux allant du cours de karaté traditionnel pour les enfants au Iaïdō en passant par le self défense », précise Dominique Chosson, le président du club depuis 8 ans et ceinture noire 3e dan.

Une centaine de licenciés

Le karaté se porte bien à la Tourtillère. Le club compte une centaine de licenciés. « Il y a un noyau dur de 80 % environ de l’effectif », explique Dominique Chosson.

Et pas eu de réel arrêt durant les deux dernières années de Covid. « Lorsque c’était le confinement, je donnais des cours par vidéos à raison de 1 à 2 fois par semaine. Après nous en avons fait dehors. Même avec un pull sous la tenue », s’amuse Jean-Philippe Tarnier.

Pour ceux qui durant ces 40 années d’existence ont poussé les portes du club tous sont passés par la case compétition. Mais à Puilboreau l’essentiel est ailleurs.

La compétition ce n’est pas le plus important. Ici, les gens viennent chercher une philosophie, un art de vivre. Ils en ressortent avec une sorte de cure de jouvence. L’ambiance y est studieuse et familiale. L’esprit est au goût de l’effort », poursuit Jean-Philippe Tarnier.

« Le karaté c’est un art de vivre et de se défendre. Nous ne sommes pas dans le prêt à porter », rajoute Dominique Chosson.

Un long chemin qui n’a pas de bout selon Jean-Philippe Tarnier, « le karaté c’est un chemin de vie. Il y a 50 ans que je l’arpente et il me reste de la route à faire ».

« Dégainer, trancher, essuyer, rengainer »

Et puis sur le bord de celle-ci, l’art de manier le sabre des samouraïs est arrivé 4 ans en arrière. Puilboreau est le seul club de Charente-Maritime où il est enseigné. « Uniquement aux adultes du club et ceinture noire », insiste Jean-Philippe Tarnier.

Des mouvements harmonieux et individuels qui se décomposent en quatre temps, « dégainer, trancher, essuyer, rengainer ». La section compte 8 membres dont 2 femmes. Et même si à 67 ans, Jean-Philippe Tarnier prépare son passage de 6e dan, on l’aura bien compris pour lui comme les autres licenciés l’essentiel est une fois de plus ailleurs, « consolider tout ce qui a été construit depuis 40 ans ».

 

L’Obione est ouvert tous les midis du mardi au samedi et jeudis et vendredis soirs.

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