La Rochelle. Racing92 : le Stade Rochelais franchira-t-il la dernière marche vers la finale de Champions Cup ?

Après s’être brillamment qualifié pour les demi-finales de Champions Cup en disposant de Montpellier, c’est désormais le Racing 92 qui se dresse sur le chemin du Stade Rochelais pour une seconde place en finale consécutive.

Cet article est également composé des vidéos de la conférence de presse d’avant match à voir en fin de page.

Contre le Racing92, La Rochelle va devoir remettre les mêmes ingrédients lors de leur victoire contre Montpellier pour espérer décrocher la finale. (©Antoine Colin).

Si ce match a fait grand bruit pour des raisons extra-sportives et une délocalisation au stade Félix Bollaert de Lens que le Stade Rochelais voit d’un mauvais œil, l’enjeu sportif de cette rencontre n’en reste pas moins important, voire crucial pour les deux équipes.

Avec une 3e demi-finale en 4 participations de Champions Cup, La Rochelle est, cette année encore, dans le dernier carré de la coupe d’Europe avec un sans fautes.

En terrain neutre

Que ce soit pour les Rochelais ou les joueurs du Racing 92, cette rencontre se fera sur terrain neutre. En effet, cette demie va se disputer à Lens, chez les Sang et Or, en raison d’un concert de Sexion d’Assaut programmée le même jour. Si les supporters rochelais l’ont mauvaise, il se pourrait bien que cela donne un supplément d’âme aux maritimes, histoire de leur offrir un beau cadeau et ainsi remercier cette fièvre Jaune et Noir.

Les tribunes seront un peu vides, c’est une honte et c’est inacceptable pour nos supporters qui ont 7 heures de route pour aller à Lens. J’ai une grande pensée pour eux ». Ronan O’Gara. 

Il semblerait qu’un millier de supporters puissent faire le déplacement dans le Nord pour assister à la dernière marche avant une potentielle finale.

Une délocalisation qui pourrait, toute de même, bien faire les affaires des Rochelais. En effet, si le Racing est coutumier de la pelouse synthétique de l’U Arena, les racingmen vont retrouver une pelouse naturelle sur laquelle La Rochelle a quant à elle l’habitude d’évoluer. Des Rochelais qui n’ont jamais réussi vaincre les hommes de Laurent Travers dans leur antre.

Sportivement, je pense que de jouer dans un autre stade n’est pas si mal. Moi personnellement, je ne suis pas très fan de l’U Arena, un stade qui fermé de tous les côtés ». Wiaan Liebenberg. 

Pour ce face-à-face, on annonçait un retour de Will Skelton dans la 2e ligne du pack rochelais, il n’en sera rien. Ronan a affirmé qu’il ne serait pas disponible pour ce week-end, voire même pour plus longtemps que prévu. « Si je ne le revois qu’en septembre pour la saison prochaine, ce ne sera pas de trop. Will devrait maintenant se concentrer sur la saison qui arrive ». Il semble que l’état de son mollet se soit empiré ces derniers jours. Un coup dur pour le Stade Rochelais, c’est donc Rémi Picquette qui prendrait sa place.

Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, un autre cadre rochelais va également manquer à l’appelle ce week-end, il s’agit de Brice Dulin (blessure aux côtes) « encore trop court pour postuler ».

Deux visions s’affrontent

Solide face aux Anglais de Sales, notamment grâce à un Teddy Thomas de gala, le Racing 92 est en pleine confiance et sûr de ses forces. Et contre une équipe comme celle-ci, c’est toujours devant que ça se joue, notamment face à des Ciel et Blanc à 100% en mêlée depuis de début de la compétition.

Toutefois, ils ont aussi des menaces sur les extérieurs avec des joueurs qui savent faire parler les cannes. Les Rochelais sont prévenus et il va donc falloir être prêt sur la circulation défensive avec de la vitesse et de l’agressivité.

J’aime beaucoup le jeu de Finn Russel ou celui de Teddy Thomas, mais je suis conscient des menaces qu’ils représentent pour ce match ». Ronan O’Gara.

Si les maritimes aime le jeu de vitesse et favorise les sorties de balles rapides, le Racing 92 est l’équipe la plus prolifique dans les ralentissements de ballons. « Si l’on n’arrive pas à avoir nos ballons rapides, ce sera difficile de lancer notre jeu derrière », explique Wiaan Liebenberg.

Ils possèdent de très bons gratteurs avec une charnière capable de ralentir les ballons, on se doit d’être plus propose dans nos lancements de jeu sinon on va se faire punir ». Victor Vito.

En cas de succès, La Rochelle décrocherait sa seconde finale consécutive et pourrait bien se retrouver face à son éternelle bête noire, le Stade Toulousain qui lui sera opposé au Leinster à Dublin en terre irlandaise. Quoiqu’il arrive, le Stade Rochelais montre au rugby mondial que la saison passée n’était pas seulement un hasard.


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