La Rochelle. Il a agressé sexuellement sa demi-sœur âgée de seulement 8 ans

C’est un jeune Rochelais particulièrement taiseux qu’a eu à juger le tribunal judiciaire de La Rochelle le 15 décembre dernier.

Agression petite fille ©Adobe Stock Illustration
Dylan a agressé sexuellement sa demi-sœur âgée de 8 ans à plusieurs reprises. (©Adobe Stock Illustration)

Le tribunal judiciaire de La Rochelle lui reproche d’avoir agressé sexuellement et deux reprises sa demi-sœur qui n’avait que 8 ans et lui 24. Les faits se sont déroulés à La Rochelle entre septembre 2019 et juillet 2020, dans la chambre de la fillette au domicile du père et de la belle-mère du prévenu.

L’enquête a démarré par un signalement fait mi-juin 2020 au parquet de La Rochelle par le service de l’aide social à l’enfance (ASE) du Conseil départemental de la Charente-Maritime. « Un appel anonyme », précise le tribunal.

Il arrive couramment à Dylan de venir passer la nuit au domicile de son père et de sa belle-mère. Lorsqu’il n’y a pas de place dans le canapé du salon il va dormir dans la chambre de sa demi-sœur. « J’ai voulu lui expliquer comment faire », explique le prévenu. Cette nuit-là il prend la main de sa demi-sœur et le pose sur son sexe pour qu’elle le masturbe.

Dylan déclarera avoir éjaculé devant les enquêteurs avant de se rétracter à la barre, « mais je ne comprends pas comment en être arrivé là ». Le prévenu confie avoir assisté à ce genre de scène entre sa demi-sœur et son père dans le fameux canapé du salon. Une procédure qui sera classée sans suite. « C’est une enfant maltraitée. Vous faites partie de ses bourreaux », insiste le tribunal.

« Vous lui avez fait un cunnilingus »

Un autre fait aura lieu plus tard, toujours dans la chambre de la fillette. « Vous lui avez fait un cunnilingus », résume à son tour le ministère public. Depuis que ces faits ont été portés à la connaissance de la justice, le prévenu qui vit de petit boulot en petit boulot et dont le casier judiciaire comporte deux mentions a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention (JLD).

Ce qu’il n’a pas respecté, « j’avais interdiction de voir ma demi-sœur. Mais il y a une semaine nous avons fait une soirée bowling avec mon père et elle était là. Je l’avais revue une ou deux autres fois avant, toujours avec mon père ». Dylan explique naturellement que la famille est baignée dans une sorte d’omerta, « je n’en ai jamais parlé avec mon père et ma belle-mère. C’est un peu comme si rien ne s’était passé ».

La partie civile qui représente le Conseil départemental est inquiète pour l’avenir de la fillette, « personne ne protège cette enfant aujourd’hui ». Le ministère public l’est tout autant, « y a-t-il un risque de réitération ? Le contexte familial est la prémisse de graves errements ».

Une peine de 18 mois de prison avec sursis avec l’inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (Fijais) est requise. La défense plaide sur la personnalité de son client, « il a une immaturité importante. Dylan déclare regretter ce qui s’est passé ».

Le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison avec sursis et les obligations de se soigner et interdiction d’entrer en contact avec la victime. Il a également constaté son inscription au Fijais.


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