La Rochelle. Découvrez l’art et le patrimoine rochelais avec « Voyons Voir » épisode 14

Le 14e épisode de « VOYONS VOIR » est consacré à un tableau emblématique de la grande histoire. « Jean-Sylvain Bailly proclamé maire de Paris le 15 juillet 1789″. L’œuvre de Léon Cognet est visible au Musée du nouveau Monde de La Rochelle.

« Jean-Sylvain Bailly proclamé maire de Paris le 15 juillet 1789 » de l’artiste Léon Cogniet réalisé vers 1832. (©DR).

« VOYONS VOIR«  est une série de petits films pour découvrir l’art, le patrimoine et les musées Rochelais. Chaque épisode est consacré à une œuvre d’art, un objet ou un lieu historique ou remarquable des musées ou du patrimoine Rochelais.

L’objectif est d’inviter le public à prendre le temps, deux à trois minutes, de s’intéresser à une œuvre. L’idée est de l’inciter à pousser les portes des musées avec ces petits récits en tête.

Un pause artistique et culturelle

Grand Prix de Rome de peinture historique en 1817, Léon Cogniet est un artiste notoire du 19e siècle. Après un séjour de quatre ans passés à la Villa Médicis à Rome, il est remarqué pour ses toiles romantiques présentées au Salon.

À partir de 1830, Cogniet devient proche de la Monarchie de Juillet qui voit la prise de pouvoir du roi Louis-Philippe. Peu de temps après son avènement, le nouveau monarque lui commande une toile pour un décor de la salle du Trône de l’Hôtel de Ville de Paris.

La scène du tableau représente un épisode de l’histoire de la Révolution française. Un événement où Jean-Sylvain Bailly, astronome réputé et Président de l’Assemblée nationale, fut proclamé maire de Paris. Un proclamation qui s’est déroulé au lendemain de la Prise de la Bastille, le 15 juillet 1789.

Situé au centre d’une tribune, il est acclamé par la foule et accompagné par le marquis de La Fayette. Ce dernier étant une grande figure de la Révolution française et héros de l’Indépendance américaine. On constate la présence sur la droite, d’un groupe de Noirs brandissant un drapeau bleu-blanc-rouge sommé d’emblèmes républicains et portant à leurs pieds des chaines brisées.

Il s’agit là d’une évocation, sur le mode allégorique, du désir initial des représentants du peuple de libérer les esclaves. Mais il faudra attendre encore cinq années, pour que soit proclamé le 4 février 1794, un premier texte sur l’abolition de l’esclavage.

Achetée en 1980, cette peinture de petit format, fait partie des fleurons du musée du Nouveau Monde. Il s’agit de l’une des rares esquisses de l’œuvre originale. Elle a disparu en 1871, dans l’incendie de l’Hôtel de Ville de Paris.


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