La Rochelle. 400 millions de litres d’eau gaspillés en 6 mois sur un chantier à la Genette selon le Canard Enchainé

Dans son édition du 1er septembre, l’hebdomadaire satirique revient sur un sujet qui fait couler plus d’eau que d’encre à La Rochelle en cette période de sécheresse, le chantier du Clos de la Briquetterie.

Chantier 01 rue de la Briqueterie La Genette ©Google
Le pompage aurait continué après la fin de l’autorisation accordée par la Préfecture. (©Google)

« Et dire que certains avait trop d’eau ! ». En mai 2019, la mairie accorde un permis de construire dans une rue pavillonnaire (rue de la Briqueterie N.D.L.R) pour une résidence cossue avec garages souterrains. Mais voilà, dès le début des travaux, l’eau jaillit : « le terrain est situé dans un ancien marais, sur une nappe phréatique », écrit le Canard Enchainé, histoire de planter le décor.

Au fil des travaux, c’est un véritable lac qui s’est formé aux pieds de la construction. A tel point que, « en juillet 2021, la préfecture de la Charente-Maritime autorise le promoteur immobilier à pomper l’eau pour un an, au maximum », poursuit le Canard.

Une situation qui avait ému le groupe d’opposition « Le Renouveau », installé au conseil municipal de La Rochelle.

Notre groupe avait alerté à de nombreuses reprises Jean-François Fountaine en posant la question de la récupération de l’eau pompée et rejetée au tout-à-l’égout en poussant la question jusqu’à proposer des solutions simples et de bon sens », explique Thierry Tougeron. 

Le Canard reprend la plume et confirme à sa façon, « en mai dernier, la sécheresse arrive et l’arrosage est interdit. Dans ces conditions, les 60 000 litres d’or bleu balancés chaque heure dans l’égout font un peu mal au cœur ».

Chantier 02 rue de la Briquetterie La Genette La Rochelle ©Google
60 000 litres d’eau par heure envoyés à l’égout rue de la Briquetterie à La Genette selon le Canard Enchainé. (©Google)

Du côté de la mairie de La Rochelle on essaie de jouer les pompiers de service, « on sait que c’est un secteur où il y a beaucoup d’eau et que les nappes phréatiques sont peu profondes, mais le permis de construire a été accordé il y a longtemps, avant qu’on en ait conscience », rappelle Sylvain Dardenne, adjoint au maire délégué à l’urbanisme de La Rochelle.

Pompage clandestin

Le couperet est tombé fin juillet à la fin de l’autorisation de pompage qui avait été délivré par la préfecture. C’était sans compter sur certains riverains du chantier qui dénonçait le pompage toujours en cours et qui a nécessité l’intervention de la police de l’eau pour faire cesser le pompage. « Dans ce dossier énormément d’eau a été gaspillé pendant au mois 9 mois », martèle Thierry Tougeron. Selon le Canard ce ne serait pas moins de, « 400 millions de litres gâchés au cours des six derniers mois ».

Depuis l’arrêt du pompage clandestin, l’eau coule toujours. Thierry Tougeron et son groupe d’opposition ont proposé des pistes à la majorité municipale, « remplir les citernes d’arrosage de la ville sur le chantier au lieu des robinets dédiés. Permettre aux riverains de venir utiliser l’eau pour l’arrosage de leur jardin. Autoriser les agriculteurs à venir remplir leurs citernes d’eau ».

Elles devraient sans aucun l’être à nouveau lors du conseil municipal de rentrée qui s’annonce bouillant comme l’a d’ailleurs été cet été…


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article, La Rochelle, Société, Vie des communes