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La députée Anne-Laure Babault continue son offensive pour mieux encadrer l’utilisation du Prosulfocarbe

Dans un message relayé sur son compte Facebook, la députée de la 2e circonscription de la Charente-Maritime a annoncé rencontrer prochainement le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau pour échanger sur certaines problématiques. 

Anne-Laure Babault sur le plateau du mAAg d’AunisTV en juin dernier. (©Antoine Colin).

Peu de temps après la réception du communiqué de presse d’Olivier Falorni exigeant un moratoire sur le Prosulfocarbe, un pesticide utilisé dans l’agriculture, Anne-Laure Babault a elle aussi exprimé son orientation concernant ce sujet.

En juillet dernier, elle avait déjà engagé des discussions avec des élues de la plaine d’Aunis et la Communauté d’agglomération de La Rochelle pour échanger à ce sujet

Deux jours après cette réunion, l’élue avait déclaré avoir envoyé un courrier au ministre de l’Agriculture Marc Fesneau. Mais, contrairement aux élus locaux et au député Olivier Falorni, elle n’a pas demandé une interdiction du prosulfocarbe.

Suite aux récents résultats de l’étude ATMO sur la qualité de l’air sur la commune de Montroy , la députée a préféré soumettre des mesures de protection des riverains au Ministre de l’Agriculture et « l’interpeller sur l’effet cocktail »  de ces produits.

« La solution est plus complexe ! »

Dans son message sur son compte Facebook, Anne-Laure Babault revient sur sa position concernant l’utilisation du Prosulfocarbe.

J’ai mené de nombreuses auditions avec mon équipe afin de bien appréhender le sujet et d’apporter des solutions. Au lieu de demander un moratoire sur le prosulfocarbe, j’ai préféré soumettre des mesures de protection des riverains au Ministre de l’Agriculture », réagit la députée.

Pour rappel, le député de la 1re circonscription a adressé récemment une lettre aux ministres de la Santé et de l’Agriculture dans laquelle il demande « de mettre en œuvre rapidement un moratoire sur un puissant herbicide, le prosulfocarbe, trouvé en très forte quantité en plaine d’Aunis ».

Une demande de moratoire déjà formulée par les élu(e)s de la Communauté de communes de La Rochelle en juillet dernier et refusée par le gouvernement. Mais, pour Anne-Laure Babault, la solution ne se trouve pas dans ce moratoire.

Une interdiction immédiate amènerait, entre autres, à l’utilisation par les agriculteurs d’autres produits peut-être plus toxiques. La solution est plus complexe ! », affirme-t-elle dans son message.

Toutefois, la députée semble avoir de la suite dans les idées. Dans sa lettre adressée au ministre de l’Agriculture en juillet dernier, elle avait d’ailleurs proposé quatre grandes mesures afin de mieux encadrer l’usage de ce pesticide.

Les quatre mesures proposées par Anne-Laure Babault : obligation de pulvériser uniquement tôt le matin et tard le soir, étendre la distance de non-pulvérisation de 5 à 20 mètres, réduire la dose maximale d’utilisation autorisée de moitié et renforcer les contrôles des autorités locales.

La députée se tourne ainsi vers une proposition moins brutale pour les agriculteurs et tente de trouver des alternatives en échangeant régulièrement avec le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté.

Le Ministère m’a fait un retour comme à la Communauté d’agglomération de La Rochelle, indiquant que les résultats d’une étude étaient attendus fin septembre (…) Les résultats sont annoncés pour vendredi », ajoute la députée.

Anne-Laure Babault a également formalisé une demande de mission parlementaire sur la transition agricole. Auprès de l’Assemblée nationale dont elle attend la réponse.

Une rencontre avec le Ministre Marc Fesneau est prévue le 12 octobre afin d’évoquer ces problématiques.

Attendons quelques jours, ce rendez-vous et le résultat de l’étude annoncée afin d’avoir la position étayée du Ministère, associée à leur plan d’action pour nous rassurer voire nous protéger au mieux, déjà à court terme, tout en respectant le travail des agriculteurs.

Le Prosulfocarbe est le 4e produit phytosanitaire le plus utilisé en France,  et comme beaucoup de pesticides, il est toxique pour les organismes aquatiques et entraîne des effets néfastes à long terme.

Une donnée importante largement traitée par la députée de la 2e circonscription de Charente-Maritime qui souhaite trouver des compromis entre les utilisateurs et la population permettant de mieux réglementer ce produit toxique et de mieux protéger les habitants de la Plaine d’Aunis.


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