Justice. Le fétichiste de Saint-Ouen-d’Aunis adepte de sites coquins condamné pour chantage

Vincent était poursuivi pour exhibition sexuelle. Il s’était masturbé en regardant les pieds d’Aurore par écran interposé via un site de rencontres. Par la suite il n’avait pas hésité à faire chanter la jeune femme.

Il est reproché au prévenu âgé de 24 ans d’avoir voulu fait chanter la jeune femme avec des photos d’elles dénudée
Il est reproché à Vincent âgé de 24 ans d’avoir voulu fait chanter la jeune femme avec des photos d’elles dénudée (©Adobe Stock Illustration).

Le jeudi 19 mai à la barre du tribunal judiciaire de La Rochelle, Vincent était plus penaud qu’autre chose. C’est face à un banc des parties civiles vide que quelques minutes plus tard, son avocat, le bâtonnier Me François Drageon plaidera sa cause.

Aurore, qui avait déposé plainte le 8 novembre 2020 contre Vincent, était absente de l’audience et ne s’était pas constituée partie civile. Il est reproché au prévenu âgé de 24 ans d’avoir voulu fait chanter la jeune femme avec des photos d’elles dénudée.

L’un et l’autre ont fait connaissance sur un site de rencontres coquin en juillet 2020. Leur relation se limitera à quelques conversations et échanges sur les réseaux sociaux.

Le 7 novembre de la même année, Vincent reprend contact avec Aurore. « J’avais appris quelque chose sur elle », explique-t-il benoîtement au tribunal. Le même jour ils échangent de nouveau sur le Net. Le prévenu explique à la victime qu’il détient des photos d’elle nue et qu’il va les publier sur les réseaux sociaux. Aurore demande alors à voir les preuves. Elle allume sa webcam.

« Je voulais voir ses pieds »

Son visage n’apparaît pas à l’écran. Seul le bas de son corps apparaît et notamment ses pieds et ses chaussettes. « Je voulais voir ses pieds », poursuit Vincent. À leur vue, il commence à se masturber. Mais le prévenu ne se souvenait plus avoir également allumé sa webcam. Aurore coupe la liaison et va déposer plainte.

Les experts qualifient le prévenu de, « fétichiste à caractère antisocial ». Vincent fait son mea culpa, « je faisais n’importe quoi. J’étais dans une mauvaise passe », Alors que son avocat reconnaît, « je ne comprends rien ». De son côté le ministère public évoque, « un monde moderne avec des jeux sexuels qui mettent la pression sur la victime ».

60 jours-amendes

Une peine de trois mois de prison avec sursis et une obligation de soins ainsi qu’une interdiction de contact avec la victime est requise à l’encontre de Vincent dont le casier judiciaire comportait déjà une mention. Et Me François Drageon de préciser,

les sites de rencontres ne sont pas celui du National Géograpic. Moi je n’y vais pas. Je ne suis pas doué en informatique. Mais je ne voudrais pas publier les noms de tous ceux qui y vont. Je me suis arrêté au 36.15. Après ils ont enlevé le minitel. L’histoire de mon client, ce sont les pieds. La victime montre ses pieds sur un site de cul. C’est mal élevé, c’est dégueulasse, mais ce n’est pas pénalement répréhensible. Nous sommes dans la lessive ».

Vincent a finalement été relaxé du chef d’exhibition sexuelle, « ce n’était pas au regard du public ». Concernant le chantage, il devra par contre s’acquitter de 60 jours-amendes à hauteur de 3 euros chacun.


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