Justice. Le camping « Au petit port » de l’Houmeau victime d’acharnement ?

Malgré une 5e décision de justice favorable au propriétaire du camping qui en appelle à l’apaisement, un des riverains et le maire du village contestent publiquement le délibéré pénal.

Philippe Cazenave Camping L'Houmeau
Philippe Cazenave, propriétaire du Camping Au Petit Port de L’Houmeau, souhaite qu’on le laisse travailler tranquille. (©Yannick PIcard).

La sérénité arrivera-t-elle un jour à revenir dans le camping 4 étoiles « Au Petit port » de L’Houmeau un des girons du groupe CV Développement ? Son boss Philippe Cazenave se la pose.

Par deux fois, des riverains se sont cassés les dents à la barre de la justice administrative, en première instance, et en appel.

La commune de l’Houmeau déboutée par deux fois

Sur le volet pénal c’est la commune de L’Houmeau qui a courbé l’échine à deux reprises après que ses plaintes concernant l’aménagement de la partie haute du camping ont été classées sans suite par le parquet de La Rochelle.

Le lundi 14 mars, la présidente de l’audience du tribunal judiciaire de La Rochelle, Anne-Claire Babiarczyk donnait une nouvelle fois raison à Philippe Cazenave attaqué sous la forme d’une citation directe par le maire de la commune Jean-Luc Algay.

« Mais qu’on me laisse enfin travailler tranquille »

À noter que Philippe Cazenave, qui a contesté le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) pour une partie de son camping a également gagné devant le tribunal administratif. Depuis la Communauté d’agglomération de La Rochelle a fait appel de la décision.

Une posture que ne comprend pas Philippe Cazenave, « mais qu’on me laisse enfin travailler tranquille ». Encore moins son avocat Thomas Ferrant,

mon client a eu gain de cause pour le classement d’une partie de ses parcelles en zone campable. La commune de L’Houmeau qui s’était portée partie civile à l’encontre de mon client a été déboutée au titre de supposées violations de règles de l’urbanisme. La commune n’a pas fait appel de ce jugement correctionnel. Sur la raison pour laquelle l’appel n’a pas été interjeté,

La rédaction a cherché depuis plusieurs semaines à joindre Jean-Luc Algay, mais sans succès.

« Mais il ne pouvait pas », s’insurge Michel Delorme qui faisait partie des riverains à l’origine des procédures devant le tribunal administratif.

Ce dernier se trompe, étant à l’origine des poursuites, le maire aurait tout à fait pu faire appel dans un délai de 10 jours.

De 150 000 à 200 000 euros de moins value ?

Le 28 avril Michel Delorme a contesté lors d’une réunion publique à Nieul-sur-Mer la décision d’Anne-Claire Babiarczyk, « la juge ne connaissait rien au PLUI ».

Le riverain dénonce une moins value estimée selon lui entre 150 000 et 200 000 euros pour ses trois propriétés construites dans le lotissement mitoyen du camping, « je ne suis pas contre le camping. Mais je ne tolère pas les aménagements en zone naturelle devenue agricole ».

Rumeurs

Même si la justice a donné raison à Philippe Cazenave, « vu la façon dont la justice réagit il aurait tort de se priver. Le tribunal administratif va contre les gens compétents qui ont écrit le PLUI ».

Reste les rumeurs de plus en plus prégnantes qui circulent dans le Landerneau et qui dénonceraient le financement en partie des différentes campagnes électorales de Jean-Luc Algay par Michel Delorme.

Tout comme l’engagement qu’aurait pris l’édile auprès de ce dernier s’il était élu maire en 2014 de faire fermer le camping, « c’est archi faux. Je n’ai pas aidé Jean-Luc Algay dans ses campagnes. Il y a juste une dévaluation de mes biens et des nuisances que je trouve illégales. J’irai jusqu’au bout des procédures ». Mais lesquelles ?

Camping Au Petit port de L’Houmeau

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