En Deux-Sèvres, le chiffre sur les violences intrafamiliales explose depuis le mois de janvier

Le chiffre sur les violences intrafamiliales en Deux-Sèvres a littéralement explosé depuis le mois de janvier. Sur le premier semestre 2022, les gendarmes ont procédé à 267 interpellations contre 55 en 2021.

Depuis janvier, les gendarmes des Deux-Sèvres ont procédé à 667 interpellations pour des violences intrafamiliales. (©AdobeStock/Illustration)

Vendredi dernier, lors de l’inauguration officielle de la Maison de Protection des Familles, le Colonel Vestieu a annoncé les chiffres en matière de violences intrafamiliales sur le premier semestre de l’année en Deux-Sèvres.

En à peine 6 mois, les statistiques en matière de violences intrafamiliales ont gonflé et s’élèvent à 267 interpellations de conjoints violents au cours de ce premier semestre, soit 55 de plus qu’à la même période l’an dernier.

« Des faits fréquemment perpétrés sur fond d’alcool et de stupéfiants »

Cette nette augmentation vient ternir la situation en Deux-Sèvres. Pourtant, l’investissement des militaires, de la préfecture et du Département est sans faille.

L’année dernière, 313 ménages en proie à des violences intrafamiliales avaient été accompagnés par des professionnels du service de l’Aide sociale généraliste et d’autres organismes sociaux tout aussi déterminants dans cet accompagnement.

Mais les chiffres montrent malheureusement une toute autre réalité. La situation devient de plus en plus inquiétante. Le chiffre est impressionnant et montre l’étendue des violences intrafamiliales dans le département.

Depuis le début de l’année, la gendarmerie du département a interpellé 267 personnes pour des violences au sein de la famille, sur la conjointe ou sur les enfants. « Des faits fréquemment perpétrés sur fond d’alcool et de stupéfiants », a précisé le colonel.

Une progression qui vient donc confirmer celle de l’année passée au niveau national puisque les violences intrafamiliales avaient augmenté de plus de 24 %.

Une libération de la parole ?

Par ailleurs, les gendarmes interviennent en moyenne une à deux fois par jour pour des cas de violences conjugales dans les Deux-Sèvres, soutenues par les 700 agents répartis dans les services de l’Action sociale généraliste, la Protection maternelle et infantile et l’Aide sociale à l’enfance.

295 professionnels sociaux et administratifs assurent également des missions de prévention et de protection des personnes vulnérables au sein des 50 lieux d’accueil (AMS, RMS et points d’accueil) sur l’ensemble du territoire.

Des moyens humains importants qui œuvrent tous les jours à la prise en charge et l’accompagnement des femmes et des hommes victimes. De plus, depuis plusieurs années, les violences intrafamiliales font l’objet d’une attention particulière.

Alors, si les statistiques augmentent en matière de violences conjugales, la libération de la parole des victimes joue aussi son rôle et pourrait être une première explication à cette augmentation brutale du nombre d’interpellations.


 


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