Deux-Sèvres. Un motard contrôlé 80 km/h au-dessus de la vitesse autorisée près d’Aigondigné

Mardi soir, vers 20 h 15, un motard s’est fait intercepter par la gendarmerie des Deux-Sèvres sur la RD 948 près d’Aigondigné à 170 km/h pour une vitesse limitée à 90 km/h. 

Les gendarmes ont immédiatement immobilisé le véhicule du motard contrôlé à 170 km/h sur RD 948. (©Gendarmerie des Deux-Sèvres)

Le second volet de Top Gun semble en inspirer plus d’un en Deux-Sèvres Au guidon de sa moto Suzuki SV 1000, un motard a été contrôlé par les gendarmes de la Celles-sur-Belle à 170 km/h. Vitesse retenue : 161 km/h.

Un nouveau record qui reflète bien la situation constatée par la préfecture au mois d’avril dernier. En Deux-Sèvres, le nombre d’accidents de la route a augmenté par rapport au mois de mars et le nombre de décès est passé à de 3 à 7 en à peine un mois.

L’intéressé, âgé de 52 ans, a fait l’objet d’une rétention immédiate de son permis de conduire et son engin lui a été confisqué. Pour les forces de l’ordre, « certains aficionados vont (encore) s’indigner, affirmant (encore) qu’il n’y a aucun danger à rouler à cette allure ». Ils ont donc tenu à rappeler quelques réglementations en matière de conduite.

80 km/h au-dessus de la vitesse autorisée

Tom Cruise n’a qu’à bien se tenir quand on voit le record de vitesse atteint par le chauffard de la semaine en Deux-Sèvres. L’individu contrôlé par les gendarmes roulait 80km/h au-dessus de la vitesse autorisée.

Rassurez-vous… Ce n’est pas Florian Philippot qui était au guidon de la moto, mais bien un Deux-Sévriens de 52 ans. Pour rappel, le chauffeur de Florian Philippot avait été contrôlé à une vitesse comprise entre 170 et 180 km/h le jour du second tour des présidentielles.

Seulement, les services de l’état ont décidé de serrer un peu plus la vis concernant la sécurité routière dans le département. La vitesse est la première cause de mortalité routière en France. Elle est à la fois un facteur déclencheur de l’accident, mais aussi un facteur aggravant.

Les dangers de l’effet tunnel

Pour prévenir les chauffards en recherche de sensations fortes, les gendarmes ont tenu à rappeler quelques consignes et règles de bonne conduite sur leur page Facebook.

Par exemple, lorsqu’un usager de la route circule sur la chaussée, son cerveau doit recueillir et analyser différentes informations sur son environnement de conduite. Or, plus un usager va vite, plus il reçoit d’informations notamment visuelles.

Face à tant de données, le cerveau fait le choix d’occulter certaines portions de sa vision, en commençant toujours par la vision périphérique. Ainsi, plus un usager (notamment un motard) roule vite, plus son champ de vision se réduit… c’est ce qu’on appelle l’effet tunnel.

L’effet tunnel varie selon la vitesse. En effet, si le champ visuel d’un usager est de 180° à l’arrêt, il se réduit à 100° à 40 km/h et n’est plus que de 75° à 70 km/h. Le champ visuel continue encore de chuter avec l’augmentation de la vitesse, passant à 45° pour une vitesse de 100 km/h et à 30° pour une vitesse de 130 km/h.

Pour note chauffard, à 170 km/h, le tunnel a dû considérablement se rétrécir. Moralité : « sauf à être dépourvu de cerveau, je roule mollo en auto et en moto », précisent les gendarmes sur leur page Facebook.

À titre informatif,  les excès de vitesse supérieurs ou égal à 50 km/h sont punis d’une amende de 1 500 euros, d’un retrait de 6 points sur permis de conduire , d’une suspension de 3 ans du permis de conduire (sans sursis ni « permis blanc »), d’une interdiction de conduire certains véhicules à moteur pour 3 ans au plus, d’une confiscation possible du véhicule si le conducteur en est le propriétaire.

Le chauffard devra également suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.


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