Charente-Maritime : l’inflation et le manque de bras plombent la prochaine collecte de la Banque Alimentaire

La Banque Alimentaire de la Charente-Maritime va entreprendre sa traditionnelle collecte de printemps, les 3, 4 et 5 juin prochains. Très inquiet quant au résultat de l’action le président appelle au secours.

La Banque Alimentaire manque cruellement de mains pour sa collecte de printemps. (©Corentin Cousin).

Dons, bénévoles et collecte, les manques se font grandement ressentir. Alors que la Banque Alimentaire de la Charente-Maritime organise sa collecte de printemps du vendredi 3 au dimanche 5 juin, Robert Gaillard son président est passablement inquiet.

Ce rendez-vous solidaire et citoyen permet de collecter auprès du grand public près de 5% des produits distribués dans notre département. Elle complète et diversifie les denrées qui constituent les colis alimentaires. « C’est un moment crucial dans l’année ».

Un besoin criant de bénévoles

Cette année, la Banque Alimentaire sera présente dans 130 magasins. Habituellement, les bénévoles sont répartis sur 180 magasins. Une nette baisse liée à une chute de la mobilisation des bénévoles.

Pourquoi ? Plusieurs facteurs répondent à la question selon Robert Gaillard.

En temps normal, nous avons besoin de 3 000 bénévoles, pour le moment, un peu moins de 2 000 sont disponibles. L’augmentation des prix du carburant nous impacte énormément. Certains bénévoles voudraient venir nous aider, mais habitant trop loin, le coût du déplacement est trop cher ».

Le président lance donc un appel à la mobilisation pour 2 heures de présence « et nous ferons en sorte que ceux qui viennent nous aider soient installés dans un magasin proche de leur domicile ».

Pour participer à la collecte, un simple citoyen lambda peut apporter 1 à 2 heures de son temps. « Il n’y a pas de formalités, une équipe les accueillera sur les différents points de récolte ».

Inflation et baisse des dons

Un autre point alarme le président de la Banque Alimentaire 17 : les dons.

« Non seulement les magasins ont moins de marchandises, mais les prix des pâtes, du riz ou encore de l’huile n’arrêtent pas d’augmenter. Les gens sont donc moins prompts à donner. C’est un réel frein pour la collecte ».

Les années précédentes, les bénévoles récoltaient en moyenne 80 tonnes de denrées, soit l’équivalent de 160 000 repas. Cette fois-ci, Robert Gaillard est plus pessimiste. « Je pense que nous allons tourner autour de 100 000 repas ». Une diminution de 60 000 repas sur une collecte.

En 2021, le Banque Alimentaire de Charente-Maritime a aidé près de 16 000 bénéficiaires et redistribué plus de 3,6 millions de repas.


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article, La Rochelle, Société, Vie des communes