Saintes. La pêche à deux fait le plein de passionnés avec le « street fishing »

A Saintes, ce dimanche 4 septembre, le fleuve Charente a vu le long de ses berges des pêcheurs « urbains » désireux de taquiner le poisson dans un concours à faire pâlir le pêcheur des campagnes.

Cet article est accompagné d’un reportage vidéo à voir en milieu de page

Street fishing Saintes
Le street fishing de Saintes a rassemblé ce dimanche 4 septembre une cinquantaine de pêcheurs. (©Antoine Ginga)

La 10e édition du « Fish in Saintes » ce dimanche 4 septembre a vu se réunir les pêcheurs qui pratiquent l’ « Urban fishing » ou encore le « Street fishing », cette discipline qui consiste à pêcher en ville.

Organisé par David Marin D’eau Douce et l’équipe de l’Aappma Les Pêcheurs Saintongeais, ce concours a rassemblé 26 binômes, plus d’une cinquantaine de pêcheurs, hommes comme femmes sur les bords de la Charente.

Et parmi ceux-là Baptiste et sa copine, amateurs sacrément éclairés, amoureux de la pêche en ville comme en campagne. « Le Street fishing prend son origine dans les grandes villes et les gens qui avaient envie de pêcher, au lieu de se déplacer en campagne, ils se sont mis à pêcher directement au pied de chez eux », explique Baptiste qui se destine à être moniteur guide de pêche.

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Le « Street fishing » a fait son apparition il y a une dizaine d’année. Une activité qui plait aux jeunes à l’instar de Tom, 16 ans, pêcheur depuis son plus jeune âge avec ses parents. « On est venu là surtout pour s’amuser. Ce matin ça a bien mordu, bon l’après-midi avec la chaleur et le vent beaucoup moins.

Et contrairement aux concours traditionnels, le « Street fishing » ou l’ « Urban fishing » est un concours que l’on gagne en fonction de la longueur totale des poissons péchés et non pas au poids de chacun d’eux.. Et bien évidemment la prise est remise à l’eau après avoir été mesurée.

La moule de la Charente

Dans la Charente, on pèche du sandre, du bass, du brochet, de la perche, du rotengle ou encore les mastodontes silures, mais il y a aussi la moule. Même si elle n’est pas comestible, en partie dû à la pollution. « Il y a une espèce qui est protégée au niveau européen qui est la « Grande Mulette » qui fait la taille de la main et que l’on retrouve sur le bas de la Charente du côté de Port d’Envaux et de Saint Savinien. Elles ne sont pas comestibles car la moule a un rôle de purificateur de l’eau et elles vont avoir tendances à accumuler toutes les toxines et les métaux lourds », explique Baptiste.

Pour en savoir plus sur le Street Fishing

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