Rugby. Aurélie Groizeleau, 2e femme de l’histoire arbitre de Pro D2

Originaire de Marans, depuis 10 ans, Aurélie Groizeleau est arbitre internationale de rugby. Aujourd’hui, elle officie en Pro D2 en France et pour le Tournoi des 6 Nations des moins de 20 et féminin. Portrait.

Cet article est également composé d’un reportage vidéo à voir en fin de page.

Aurélie Groizeleau est la seule française à arbitrer à un niveau international. (© Corentin Cousin).

Coupe du monde féminine, Tournoi des VI Nations des moins de 20 ans et féminin, Aurélie Groizeleau se bâtit petit à petit un beau CV en tant qu’arbitre.

Une femme arbitre dans le monde de l’ovalie n’est pas très répandue, mais Aurélie force le respect et s’impose année après année au point d’être la 2e femme de l’histoire à officier en Pro D2.

Une Marandaise sur les pelouses du monde

Avant elle, il n’y avait eu qu’une femme qui avait officié dans le secteur professionnel, Christine Hanizet, entre 2015 et 2017. Aujourd’hui, Aurélie Groizeleau ouvre un nouveau chapitre de l’arbitrage féminin français en décrochant un contrat semi-professionnel en septembre dernier. Elle qui a débuté le rugby a 5 ans sur la pelouse de l’Amicale Rugby de Marans.

« Je suis une enfant du club, j’ai chaussé mes premiers crampons à Marans, mon père et mon grand-père ont joué ici, ma grand-mère était même la trésorière du club », se remémore-t-elle. Aurélie est née dedans. Avec des parents mordus de rugby, il a bien fallu suivre, pas le choix.

À 19 ans, alors qu’elle est au Pôle Espoir à Toulouse, elle se blesse grièvement (rupture des ligaments croisés) anéantissant tout espoir de devenir joueuse professionnelle. Mais, c’est sans compter sur la force de caractère de la jeune femme qui décide de rebondir sur les terrains, non plus en tant que joueuse, mais d’abord en tant d’entraîneuse, puis arbitre.

Objectif Coupe du monde

En France sur 3 000 arbitres, près de 250 sont des femmes. À l’internationale, Aurélie est la seule femme française à avoir un sifflet en main. « C’est vrai que c’est un monde particulièrement masculin et on doit prouver peut-être un peu plus que les autres que l’on a les capacités à avoir notre place ».

Je suis la seule femme à officier en Pro D2 et la seule arbitre féminine à représenter la France à l’international ». Aurélie Groizeleau

Toutefois, les joueuses accueillent bien le fait de se faire arbitrer par une femme, qui prend de plus en plus de place, notamment en Challenge Cup.

Mais être une femme dans le monde de l’arbitre du rugby, c’est aussi avoir plus d’attente. « Clairement, il faut en faire plus que les autres, plus vite et mieux surtout, on est davantage regardé que nos confrères masculins ».

Aurélie sait qu’elle doit élever son niveau, car l’arbitrage est une compétition au même titre que les joueurs, « donc automatiquement il faut être la meilleure ». Il existe 4 catégories d’arbitre allant du monde amateur au haut niveau.

Il ne reste plus qu’à Aurélie à franchir un nouveau cap, elle la nouvelle venue en Pro D2 pour pouvoir accéder au Top 14. Elle deviendrait alors la première femme de l’histoire à siffler un match de championnat de France.

En attendant, Aurélie s’est envolée en Angleterre pour arbitrer le match entre Anglais et Gallois des moins de 20 ans, avoir dans un coin de sa tête l’ambition de participer à la prochaine Coupe du Monde féminine en Nouvelle-Zélande, terre sacrée du rugby, qui se déroulera du   au 

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