La Rochelle. Un chèque alimentaire de 100 euros pour les foyers les plus modestes, est-ce suffisant ?

Ce mercredi 29 juin, la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, a confirmé la mise en place d’une « aide alimentaire d’urgence » de 100 euros par foyer et de 50 euros par enfant. Cette proposition va-t-elle suffire ?

Les ménages seraient les plus pénalisés par l’inflation (©DR)

A peine quelques semaines après les élections législatives, tous les députés s’activent en coulisse pour proposer de nouvelles lois devant les parlementaires. Les débats commencent à s’agiter à l’Assemblée nationale et l’exécutif souhaite s’imposer dans cette nouvelle recomposition politique.

Alors, si le gouvernement propose de plafonner la hausse des loyers à 3,5 % maximum, pendant un an,  et la revalorisation des APL au 1er juillet pour limiter l’impact de l’inflation sur les locataires, les foyers les plus défavorisés, notamment les ménages, tirent encore la langue et ont de plus en plus de difficulté à terminer leur fin de mois.

Pour pallier à ce manque, la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, a confirmé mercredi 29 juin la mise en place d’une « aide alimentaire d’urgence » de 100 euros par foyer et de 50 euros par enfant, en faveur des neuf millions de foyers les plus modestes.

Bonne nouvelle ou fausse bonne idée ?

Au début du mois, la nouvelle première ministre Élisabeth Borne avait annoncé préparée la mise en place d’un dispositif pour lutter contre l’inflation. Une idée qui devait entrer dans le cadre du projet de loi sur le pouvoir d’achat et qui avait été présentée comme une mesure phare portée par Emmanuelle Macron.

Ce mercredi, les contours de ce projet se précisent avec une première mesure : le chèque alimentaire.

On a déjà engagé 25 milliards d’euros depuis le mois d’octobre sur ces mesures de soutien aux Français et on mettra à peu près la même somme dans les mois qui viennent », a souligné la porte-parole du gouvernement, en déplacement à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes.

Un projet de loi sur le pouvoir d’achat devrait d’ailleurs être présenté le 6 juillet en Conseil des ministres même si la proposition du chèque alimentaire, qui sera mis en place par un décret pour aider les 9 millions de foyers français les plus précaires à faire face à l’inflation, va faire l’objet d’une concertation avec les groupes d’opposition en amont.

Mais cette proposition va-t-elle suffire à sortir la tête des ménages de l’eau ? Le débat est ouvert sur les réseaux sociaux.

En 2020, pendant la crise du Covid-19, une prime analogue de 150 euros par adulte et 100 euros par enfant avait concerné un peu plus de quatre millions de foyers. Malheureusement, ce chèque avait été jugé comme insuffisant par une majorité de Français.

La CGT parlait même d’une réponse déconnectée des réalités. Ce coup de pouce était certes bienvenu pour les 38 millions de Français qui en avaient bénéficié, mais la réponse avait été jugée insuffisante face à la montée des prix et au blocage des salaires.

Une question se pose donc sur les réseaux sociaux : une prime de 100 euros, peut-elle répondre aux besoins des ménages ou des foyers les plus modestes ? La porte-parole du gouvernement a également dit espérer la mise en place « à la rentrée d’un dispositif spécifique pour les gros rouleurs qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler ».

À plus long terme, le gouvernement lancera également « une réflexion sur un dispositif ciblé pour permettre à tous les Français d’accéder à des produits de qualité, des produits bio », soit « un chèque alimentaire plus qualitatif » selon la porte-parole du gouvernement.


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