La Rochelle. L’agglo ne coche pas toutes les cases pour détenir une Zone à Faible Émission de mobilité (ZFE)

En 2025, toutes les agglomérations de 150 000 habitants et plus devront avoir instaurées une Zone à faibles émissions mobilité. Qu’en est-il de l’agglo de La Rochelle ? Détails.

L’agglomération de La Rochelle n’est pas tenue d’instaurer une ZFE d’ici à 2025. (©illustration / adobe stock).

La Communauté d’agglomération de La Rochelle fait partie des collectivités qui sont obligées par l’État de créer une zone à faibles émissions de polluants atmosphériques liés aux mobilités (ZFE). Celle-ci doit être mise en place d’ici 2025 et interdira à certains véhicules de circuler, comme par exemple les véhicules à essence les plus polluants.

L’objectif est de limiter la pollution, notamment celle de l’air et donc en améliorer sa qualité. Pour ce faire, seuls les véhicules avec un certain certificat Crit’Air pourront rouler.

Une obligation ? Vraiment ?

Avec plus de 150 000 habitants, l’agglo de La Rochelle fait en effet partie des collectivités contraintes par l’Etat de se doter d’une ZFE. Est-ce réellement une obligation pour La Rochelle ? La réponse est non. Pourquoi ? Selon l’État, il ne serait retenu, dans le comptage, que la partie véritablement « agglomérée » de l’intercommunalité.

Soit les 11 communes qui forment l’unité urbaine de La Rochelle selon la définition de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques, NDLR), pour un total d’environ 137 000 habitants inférieur au seuil des 150 000″, souligne Bertrand Ayral. Chargé de la mobilité à la CDA de La Rochelle.

Un périmètre en question

Toutefois, dans le cadre de son objectif « territoire zéro carbone d’ici 2040 », La Rochelle a tout de même engagé les démarches. Elle fait partie, depuis 2019, des 19 lauréats de l’appel à projets lancé par le ministère de la Transition écologique et de l’Ademe

Et quelques critères doivent être respectés lors de la délimitation d’une ZFE. Elle doit être instaurée là où la circulation est la plus dense et dans un périmètre dans lequel habitent au moins 50% de la population de l’agglomération.

« L’agglo ne coche pas toutes les cases encore, mais nous travaillons dessus », indique Bertrand Ayral, Notamment concernant les bornes. Et Jean-François Fountaine, président de la CDA, est conscient que l’agglomération n’est pas assez dotée de bornes rechargeables.

La Rochelle avant-gardiste. 
Comme pour les vélos en libre circulation, La Rochelle a été en avance sur son temps avec les voitures électriques. En effet, l’entrée des véhicules électriques publique en libre-service s’est opérée en 1993. À l’époque, 50 voitures étaient alors disponibles. Des Peugeot 106 et des Citroën AX, les nostalgiques se reconnaîtront. Ces voitures roulaient grâce à des batteries au Nickel Cadmium (un accumulateur électrique rechargeable. L’autonomie était de 80 kilomètres, bien loin de ce que l’on connaît aujourd’hui, pour une vitesse limitée à 90 km/h. Pour les utiliser, les usagers devaient détenir une carte d’abonné d’un montant de 120 francs.

Nous attendons le résultat d’une étude entreprise sur le sujet. L’installation des bornes est une compétence communale. Après, il faut également opter pour les bornes les plus judicieuses entre les recharges rapides et les plus modérées ». Bertrand Ayral.

Si certains craignaient que 2025 soit trop proche pour instaurer une ZFE au sein de La Rochelle, cette dernière n’est pas prévue pour tout de suite. Affaire à suivre.


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