Energie. Elisabeth Borne en appelle à la responsabilité des chefs d’entreprise

Ce lundi 29 août, les membres du Medef attendaient avec impatience le discours d’Elisabeth Borne à l’ouverture de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef.

Isabelle Borne devant les patrons du Medef ce lundi 29 août. ©DR
Isabelle Borne devant les patrons du Medef ce lundi 29 août. (©DR)

L’énergie est au centre des préoccupations des français et les chefs d’entreprises n’échappent pas à la règle. Surtout quand ils sont mis sous pression par la première ministre, Elisabeth Borne.

« Mobilisation générale »

En amont de son intervention de ce jour devant les membres du Medef, la cheffe du gouvernement avait prévenu, chez nos confrères du Parisien le 27 août dernier, que les entreprises seraient contraintes de faire des économies d’énergie à hauteur de 10%.

Ce lundi 29 août, au micro de France Inter, le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux lui a répondu, « On n’a pas attendu la Première ministre pour rentrer dans la sobriété ». Le ton est donné. Et d’ajouter, « Les patrons sont rarement insouciants ».

Elisabeth Borne appelle les entreprises à « arrêter des maintenant les consommations d’énergie qui ne sont pas indispensables ». Elle demande aux acteurs économiques d’adhérer au plan de sobriété présenté par le président de la république du 14 juillet dernier.

Un ambassadeur de la sobriété

Chaque secteur économique devra mettre en place des objectifs de baisse d’émission de CO² et définir « une liste d’actions très concrètes à mener » dès septembre. Un ambassadeur de la sobriété énergétique pourrait être mis en place dans chaque entreprise.

La première ministre donne rendez-vous aux chefs d’entreprises début octobre, « Nous disposerons d’un premier bilan des plans de sobriété engagés et des dernières prévisions des experts. Je présenterai alors les différents scénarios et nous aurons une vision plus claire du risque de rationnement. »

Toutefois, Elisabeth Borne prévient, « si chacun ne prend pas sa part, ou que toutes les hypothèses défavorables se conjuguaient, nous serions amenés à imposer des baisses de consommation. Si nous devions en arriver au rationnement, les entreprises seraient les premières touchées ».


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