Deux-Sèvres. Partez dans les coulisses du Zoodyssée de Chizé en pleine canicule

Les animaux aussi souffrent de la chaleur et de la canicule. Alors comment s’occupe-t-on des espèces au Zoodyssée de Chizé. Embarquez dans les coulisses du parc. Découvertes et sensations garanties.

L’article est accompagné d’un reportage vidéo.

Les soigneurs entreposent des blocs de glaçon pour rafraîchir les animaux. Et pour le plus grand bonheur des ours. (©Corentin Cousin).

Une forêt millénaire. Le repère de plus de 800 animaux différents en plein cœur de Chizé, plus précisément à Villiers en bois. L’une des plus grandes réserves biologiques d’Europe de l’Ouest. Bienvenue a Zoodyssée.

Le soleil se lève et le parc aussi. Un réveil qui commence comme chaque matin de la même manière.

« Lorsque l’on arrive, on se change pour éviter d’apporter des bactéries de l’extérieur. On enchaîne sur un briefing le matin, histoire de faire un point sur les soins. Il y a trois secteurs, les reptiles, les petits parcs avec les petites espèces et enfin les grands parcs qui concernent les animaux vivant sur les grandes pleines, bison, ours ou élan par exemple », décrit Marion Lutan, cheffe animalière de Zoodyssée.

L’heure du petit déjeuner

Un réveil qui se fait en douceur. Les différentes espèces s’extirpent de la torpeur de leur sommeil. Et c’est l’heure du nourrissage et des vérifications.

Chaque secteur fait toujours un tour de surveillance avec sortie des animaux et nourrissage en fonction des espèces. On contrôle toujours 5 points avant quand on arrive devant un enclos. Le bon état de la clôture et son fonctionnement. La santé des animaux, l’eau bien sûr, la nourriture ainsi que les selles. Ça paraît dérisoire, mais cela nous permet de voir la bonne santé des animaux.

Fruits, légumes, viandes, mais aussi insectes pour les reptiles, ce sont 300 kg de viandes qui sont distribués chaque semaine. Le double pour les fruits et les légumes. Mais, les animaux, du moins certaines espèces ont également des compléments alimentaires.

Cela peut être des croquettes ou des granulés. Par exemple, on a des granulés spécifiques pour les flamants roses. On ne réussit jamais à reproduire à 100% le régime alimentaire avec ce que l’on a à disposition. Ces granulés sont réfléchis exprès pour chaque espèce et ses besoins ».

Voir le reportage. 

Des rafraîchissements pour lutter contre la chaleur

Et depuis plusieurs jours, la chaleur et la canicule s’abattent aussi sur le parc, comme partout ailleurs. Mais, la cheffe animalière, Marion Lutan, a ses petits secrets pour rafraîchir au mieux les animaux.

Généralement, on divise les rations de nourriture pour leur permettre de manger frais toute la journée. En période canicule, on leur prépare des glaçons avec des fruits, des légumes, du sang, de la viande ou des poissons par exemple pour réguler la température de leur corps. On vérifie forcément la fraîcheur de l’eau. On peut repasser jusqu’à 2 à 3 fois par jour ».

Pour épauler l’équipe animalière, un vétérinaire est également sur place tout au long de l’année. Et son rôle est tout aussi important au quotidien. Un travail qui s’effectue en étroite collaboration.

Dès que l’on constate une anomalie, on prévient le vétérinaire. Ce dernier analyse l’ampleur de la blessure ou de la maladie de l’animal. Ce n’est pas forcément des plaies. On connaît tellement bien le comportement de nos animaux, dès que quelque chose ne nous paraît pas normal, on fait appel à lui et il nous prodigue les conseils à suivre.

Les soigneurs du parc peuvent passer jusqu’à 2 à 3 fois par jour pour que les animaux puissent avoir de la nourriture fraîche en permanence. (©Corentin Cousin).

Une dizaine de métiers différents

Les 6 soigneurs sont répartis sur les 3 secteurs, au nombre de 2 par espaces. Et, ils ne sont pas de trop pour s’occuper de tout ce petit monde. Guillaume Romano, directeur du Zoodyssée nous explique pourquoi.

Le métier de soigneurs animaliers est particulier et spécifique. Nous avons 92 espèces différentes, donc il y a 92 façons d’appréhender l’approche de ce métier? C’est très minutieux et complexe.

Les soigneurs animaliers ne sont pas les seuls sur le parc. Comme l’indiquait Guillaume Romano, plusieurs métiers sont nécessaires au bon fonctionnement du parc.

Entre les vétérinaires, les soigneurs animaliers, le personnel administratif ou encore la restauration, l’accueil, la comptabilité et l’équipe pédagogique, il y a une vingtaine de métiers différents. »

En période estivale, l’ensemble des employés peut atteindre jusqu’à 40 personnes en même temps.

Sur Zoodyssée, il y a 26 personnes à temps plein à l’année. 9 renforts en pleine saison sur l’ensemble des activités du parc.  Et on a la chance d’avoir un chantier d’insertion qui nous aide sur la réfection d’ancien enclos. Au total, ils peuvent être 40 sur le parc.

Avec les oursonnes arrivées pour cet été, les loups restent l’une des espèces préférées des visiteurs. (©Corentin Cousin).

Des nouveautés chaque année

30 hectares donc à gérer, et qui évoluent d’année en année. Le Zoodyssée poursuit sa mue entreprise en 2018. Et déjà, les visiteurs peuvent découvrir de nombreuses nouveautés cette année.

On a commencé avec « graine d’Odyssée », qui est la nouvelle mini ferme. On a doublé les volumes pour les animaux avec un espace exclusivement dédié à la pédagogie. On a aussi de nouvelles espèces qui sont arrivées. Les cigognes noires, les renards polaires ou encore les deux nouvelles oursonnes en provenance de Suède. Deux jeunes sœurs d’un an et demi. C’est un show en permanence avec elles ».

Le parc Deux-Sévrien va encore moderniser ses enclos jusqu’en 2028. Mais avant cela, dès l’an prochain, 2023 sera consacrée à un nouvel espace : l’outre-mer. Et plus précisément avec un volet sur la Guyane française.

Il faut aussi parler des territoires qui font que la France est au 6e rang mondial de la biodiversité. Montrer les environnements différents qui composent les forêts françaises et leurs différents climats ».

Ouvert de février au novembre, 62 000 visiteurs ont poussé les portes du Zoodyssée en 2019, dernière année de référence. Malgré une faible baisse de la fréquentation début juillet, la saison estivale s’annonce tout de même bonne.

Sur l’avant-canicule, on était en avance sur 2019. Et malgré ce léger recul de la fréquentation, on est sur de bonnes bases pour cet été », conclut Guillaume Romano.

Partez donc dans une rencontre à l’état pure au beau milieu d’un écrin de verdure grâce au Zoodyssée. Les deux nouvelles oursonnes sauront vous accueillir et surtout, vous divertir.


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