Covid-19 : un nouveau variant détecté dans le sud-est de la France

Selon nos confrères de Nice-Matin, un nouveau variant du Covid-19 a été découvert il y a quelques semaines par l’IHU Méditerranée Infection de Marseille fondé par le professeur Raoult.

Test PCR Vaccination Covid 19 ©Ludovic Sarrazin
Un nouveau variant a contaminé 12 personnes dans le sud-est de la France.  (©Ludovic Sarrazin).

Si la France tente en ce moment de sortir de la “cinquième vague”, un nouveau variant, baptisé IHU, aurait été découvert dans le sud-est de la France. C’est une pré-étude  (non-validée par les pairs) réalisée par des chercheurs français de l’IHU de Marseille publiée fin décembre qui révèle cette information.

D’après nos confrères britanniques de The Independent, cette crise sanitaire n’aurait donc pas fini de nous réserver quelques surprises pour cette nouvelle année notamment avec l’évolution de cette nouvelle souche “B.1.640.2″ qui aurait pour le moment contaminé 12 personnes. Alors, un nouveau variant pourrait-il bientôt succéder à Omicron ? AunisTV tente de vous apporter quelques éléments de réponse.

Ce variant est-il dangereux ? 

Depuis le mois de novembre, la France se bat pour stopper une nouvelle flambée épidémique provoquée par la souche hautement infectieuse Omicron, mais cette cinquième vague pourrait peut-être en cacher une autre même si le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a expliqué dans les colonnes de la dernière édition du Journal du dimanche que “cette cinquième vague sera peut-être la dernière”.

Le gouvernement a-t-il souhaité faire passer un message d’espoir dans ce contexte délicat ? Nous n’avons pas la réponse. En revanche, de nouvelles informations tirées d’une étude de l’IHU de Marseille semblent remettre le feu aux poudres.

Selon Nice-Matin, des chercheurs de l’institut hospitalo-universitaire ont identifié le 9 décembre 2021 un variant porteur de 46 mutations et 37 délétions dont 23 dans la seule protéine spike qui joue le rôle de clé d’entrée du virus dans l’organisme.

Seulement, peu de données sont encore disponibles et il est difficile d’établir la dangerosité de ce variant du Sars-Cov-2. Cependant, les experts ont précisé que la découverte de ce nouveau variant ne signifiait pas nécessairement que l’IHU se révélerait aussi infectieux que d’autres souches comme Omicron même si The Independant ajoute que ces mutations n’avaient pas été repérées dans d’autres pays, ni étiquetées de variant par l’OMS.

Quelle est son origine ?

Le variant B.1.640 ou “IHU” a été détecté pour la première fois au Congo à la fin du mois de septembre. Mais les gênes ne sont pas exactement identiques à celles du variant retrouvées dans le sud de la France.

Toujours selon Nice-Matin, il a été localisé sur un petit groupe de douze malades à Forcalquier dans les Alpes-de-Haute-Provence et il s’agirait bien d’un sous-lignage du variant B.1.640 qui auraient potentiellement infecté un des patients de Forcalquier qui avait séjourné au Cameroun comme l’a confirmé le Professeur Colson de l’IUH de Marseille à France 3 Méditerranée.

Les auteurs de l’article scientifique ont affirmé que la personne identifiée avec la variante IHU était complètement vaccinée. La personne a été testée positive au Covid au retour d’un voyage de trois jours au Cameroun.

Des études sont en cours.

Aujourd’hui, il est encore un peu tôt pour connaître le niveau de dangerosité du variant. Pour autant, le virologue américain Tom Peacock se veut rassurant et a rappelé sur son compte Twitter que ce variant B.1.640.2 est antérieur à Omicron. Il reste donc actuellement moins répandu.

Un suivi épidémiologique et des études in vitro sont en cours d’après les informations publiées mardi dernier par la rédaction de Nice-Matin. Difficile de pouvoir se prononcer sans avoir des éléments de réponses concrets sur sa constitution et son développement.

Ce variant pourra-t-il un jour se développer à la façon d’un Delta ou d’un Omicron ? Les vaccins sont-ils efficaces contre cette nouvelle forme du virus ? Dans un long fil Twitter, l’épidémiologiste et membre de la Fédération des scientifiques américains, Eric Feigl-Ding, a déclaré que la nouvelle variante était surveillée pour évaluer à quel point elle pourrait être infectieuse ou dangereuse.

Pour lui, la dangerosité d’un variant se distingue par “sa capacité à se multiplier en raison du nombre de mutations qu’elle possède par rapport au virus d’origine”. Reste à savoir quelle sera son évolution dans les prochains jours. Affaire à suivre.


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