Covid-19 en Charente-Maritime. L’épidémie continue de gagner du terrain

En à peine une semaine, le taux d’incidence en Charente-Maritime a explosé en passant de moins de 500 à 1094 cas à ce jour. Un rappel à la vigilance et au respect des gestes barrières a été lancé par le préfet.

L’article est accompagné d’une interview vidéo du préfet à voir en bas de page.

Depuis le mois de juin, l’épidémie toucherait à nouveau plus fortement les plus de 65 ans en Charente-Maritime même si toutes les tranches d’âge sont concernées selon l’ARS. (©Illustration Adobe Stock)

Les indicateurs épidémiques en Charente-Maritime se dégradent depuis début juin et connaissent une forte tendance à la hausse. Le taux d’incidence au 3 juillet était ainsi de 1 094 cas pour 100 000 habitants et le taux de positivité était égal à 39,12 %, soit une augmentation de près de 22 % en quelques jours.

L’incidence est notamment en augmentation chez les plus de 60 ans. Face à ce rebond épidémique, les Charentais-Maritime vont donc devoir se refamiliariser avec d’anciens réflexes perdus après la fin de la cinquième vague.

Un appel à la plus grande vigilance a d’ailleurs été lancé, lundi dernier, par le préfet, Nicolas Basselier, et Laurent Flamant, directeur de la délégation départementale de l’agence régionale de santé (ARS). Toutefois, si le nombre de personnes atteintes du Covid-19 a explosé ces derniers jours, les services de réanimation ne sont pas encore touchés.

Une capacité de contamination « très élevée »

En Charente-Maritime, si l’impact de l’épidémie sur les services hospitaliers reste faible à ce stade, la circulation virale est élevée avec un taux d’incidence de 1094 cas pour 100 000 habitants au 3 juillet, soit une augmentation de plus de 75 % par rapport à la fin du mois de juin.

Afin de limiter la reprise épidémique actuelle et son impact sur le système de santé, tous les Charentais-Maritime sont invités à respecter les gestes barrières et à se faire dépister en cas de suspicion. En revanche, l’obligation du port du masque ne sera pas imposée dans les espaces publics.

Quels sont les gestes barrières à respecter ? Se laver fréquemment les mains, aérer régulièrement les espaces clos, porter un masque dans les lieux de promiscuité, les espaces clos et en particulier les transports en commun et se tester dès les premiers symptômes et s’isoler immédiatement en cas de positivité.

Ainsi, la préfecture et l’ARS font appel au bon sens et la responsabilité de chacun. Les raisons de cette inquiétude ? Actuellement, les services de santé possèdent peu d’éléments sur la dangerosité du sous-variant BA.5 d’Omicron.

Selon le directeur départemental de l’ARS, le virus a une capacité de contamination « très élevée ». Il y a deux semaines, le taux d’incidence était sous la barre symbolique des 500 cas, aujourd’hui, il a doublé et atteint presque un nouveau record depuis la fin de la cinquième vague.

En conséquence, la préfecture et l’ARS invitent toutes les personnes présentes sur le territoire à adopter les bons réflexes en continuant d’appliquer les gestes barrières pour protéger les personnes les plus fragiles (plus de 60 ans, résidents en EHPAD et en Unités de soins longue durée et immunodéprimés notamment) et ralentir la propagation épidémique.

L’Hôpital en surchauffe ?

Malgré cette vigilance demandée par les services de l’État, les hôpitaux semblent bien s’en sortir dans cette situation très délicate. Nicolas Basselier a pourtant parlé « d’une progression spectaculaire » et le nombre de cas quotidien augmente fortement depuis 7 jours passant de 3 cas à 15 cas, soit plus de 114 % en une semaine.

Entre le 28 juin et le 3 juillet, le nombre de personnes hospitalisées a également augmenté de 40 %. Il passe de 75 à 140 patients. Pour Laurent Flamant, ce contexte pourrait accroître la déprogrammation d’un certain nombre d’opérations.

Pour autant, il n’y a eu qu’une entrée en réanimation pour cause de Covid-19 n’a été signalée depuis la reprise de l’épidémie. Autrement dit, la contagiosité de ce sous-variant est plus grande, et l’intensité serait plus faible, « moins virulente » selon certains spécialistes.

La prudence doit donc rester de mise dans cette situation. Les personnes de plus de 60 ans ainsi et les publics fragiles doivent alors absolument vérifier leur schéma vaccinal. Le vaccin reste à ce jour « la meilleure des protections contre les risques de forme grave ».

Un plan de mobilisation pour renforcer la vaccination est engagé auprès des professionnels de santé et des publics fragiles : l’assurance maladie adressera dans les prochains jours des mails de sensibilisation aux personnes éligibles à la deuxième dose de rappel.

Elle rappellera aux professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmiers…) l’importance d’inciter leurs patients fragiles à un schéma complet de vaccination.

Voir l’interview de Nicolas Basselier, préfet de la Charente-Maritime, sur la situation sanitaire.


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article, La Rochelle, Santé, Vie des communes