Conseil national de la refondation d’Emmanuel Macron : c’est « niet » pour les oppositions de droite comme de gauche

Le Conseil national de la refondation voulu par Emmanuel Macron semble parti pour faire un flop. Qu’ils soient de gauche ou de droite, les élus d’opposition n’en veulent pas.

Emmanuel Macron Fouras Logement AunisTV
Emmanuelle Macron en visite à Fouras avant l’élection présidentielle en 2022. (©Antoine Colin)

Le Conseil national de la refondation (CNR) devrait voir le jour le 8 septembre prochain à Marcoussis (Essonne) avec une première réunion de rentrée. Il semble toutefois qu’il n’y aura pas grand monde autour de la table.

En effet, le Président de la République Emmanuel Macron et ses partisans n’auront pas l’occasion d’y voir les élus d’opposition qui n’en veulent pas. Ni le RN, ni Les Républicains et encore moins la NUPES ne souhaitent y participer. Certains élus ayant encore en tête le « Grand débat » et ses résultats…

C’est en juillet dernier qu’ Olivier Veran avait dressé les contours de cette instance qui souhaite associer les responsables politiques, associatifs, syndicaux et les parlementaires pour réfléchir aux réformes à mener dans les domaines de l’éducation, les services publics ou encore la santé…

Unité gauche / droite contre le CNR

Gérard Larcher, le président LR du Sénat n’y sera pas, il ne veut pas de substitution à la représentation nationale, « les mécanismes de démocratie participative peuvent contribuer à éclairer la représentation nationale, mais ils ne peuvent en aucun cas s’y substituer », a-t-il déclaré.

Même son de cloche au PCF avec la voix de Ian Brossat porte parole du parti, « Tout montre que le président veut contourner les instances démocratiques ».

Yannick Jadot à nos confrères de France info déclarait ce mercredi , »C’est un énième comité dont personne ne sait comment il est structuré, qui contourne le Parlement, le Conseil économique et social. Et à la fin, il fait un conseil de défense pour décider seul dans son bureau ».

Enfin, Marine Le pen avait déjà déclaré, le 2 juin dernier en conférence de presse et avant les élections législatives,  « Nous ne participerons pas au joujou d’Emmanuel Macron, à sa dernière lubie dont l’objectif en réalité est de contourner l’Assemblée nationale ». Elle ne semble pas avoir changé d’avis depuis.


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