Bactérie E.Coli : deux enfants décédés suite à la consommation de pizza Fraîch’Up Buitoni

Depuis deux semaines, la marque Buitoni procède au rappel de toutes ses pizzas de la gamme Fraîch’Up après avoir découvert 75 cas de contamination et le décès de deux enfants.

Face à la hausse du nombre de cas, la marque Buitoni a mis en place le 18 mars dernier une vaste campagne de rappel de ses pizzas (©Adobe-Stock-Illustration)

Urgent ! Vendredi 18 mars, dans un communiqué, la marque Buitoni a déclaré procéder au rappel massif de pizzas surgelées de la gamme Fraîch’Up. Ce mercredi, les autorités sanitaires en ont rajouté une couche en annonçant avoir établi un lien « entre plusieurs cas » de syndrome hémolytique et urémique (SHU) chez des enfants « et la consommation de pizzas surgelées de la gamme Fraîch’Up de la marque Buitoni contaminées par des bactéries Escherichia coli. »

Ce syndrome provoque principalement une insuffisance rénale aiguë. Deux catégories d’aliments sont notamment en cause : les viandes hachées et les produits à base de lait cru. Le 28 mars, Santé Publique France a recensé 75 cas qui « sont en cours d’investigation, dont 41 cas de SHU présentant des caractéristiques similaires ».

Conséquence : compte tenu de cette situation, si vous détenez des pizzas Fraîch’Up de marque Buitoni, vous ne devez pas les consommer et immédiatement les détruire ! Chaque foyer est également invité à s’assurer que son congélateur n’en contient pas.

Il est aussi recommandé aux personnes détenant dans leur congélateur des pizzas surgelées ayant été séparées de leur boîte, et dont la gamme et la marque ne peuvent pas être formellement identifiées ou clairement connues, de ne pas les consommer et de les détruire.

Qu’est-ce que le syndrome hémolytique et urémique ?

Ce syndrome est alimentaire et surtout pédiatrique (uniquement les enfants). Il trouve son origine dans la bactérie Escherichia coli. Si la plupart des variétés de la bactérie E. coli ne présentent aucun danger pour l’homme, certaines provoquent cette fameuse maladie. Chaque année en France, une centaine de cas pédiatriques de SHU sont signalés depuis la mise en place de la surveillance en 1996.

Ce syndrome se manifeste par des symptômes précis: diarrhée, douleurs abdominales ou vomissements, signes de grande fatigue, de pâleur, une diminution au niveau des urines, qui peuvent aussi devenir plus foncées. Le ministère de la Santé rappelle par ailleurs que le SHU est la principale cause d’insuffisance rénale aiguë chez les enfants de moins de trois ans en France.

Au 28 mars, 75 cas sont en cours d’investigation, dont 41 cas de SHU présentant des caractéristiques similaires ont été identifiés, soit 14 cas de plus par rapport au dernier point de situation du 17 mars. 34 cas supplémentaires sont en cours d’investigation.

« Ces 75 cas sont survenus dans 12 régions de France métropolitaine : Hauts-de-France (16 cas), Nouvelle-Aquitaine (11 cas), Pays de la Loire (10 cas), Île-de-France (9 cas), Bretagne (7 cas), Grand Est (5 cas), Auvergne-Rhône-Alpes (4 cas), Centre-Val de Loire (4 cas), Provence-Alpes-Côte d’Azur (3 cas), Bourgogne Franche-Comté (2 cas), Normandie (2 cas) et Occitanie (2 cas). Les enfants malades sont âgés de 1 à 18 ans avec un âge médian de 7 ans. Deux enfants sont décédés », signale Santé Publique France.

Les autorités sanitaires rappellent les conduites à tenir

Face à cette hausse constatée des cas, la marque Buitoni a mis en place le 18 mars dernier une vaste campagne de rappel de ses pizzas contaminées par la bactérie Escherichia coli.

Tous les produits de la gamme Fraîch’Up mis sur le marché depuis juin 2021 sont concernés. Les autorités sanitaires se disent « pleinement mobilisées », avec plus de « 10 000 contrôles dans les différents canaux de distribution ». Les consommateurs sont également invités à signaler sur la plateforme SignalConso toute pizza Fraîch’Up de la marque Buitoni qui serait toujours en vente.

Les autorités précisent également qu’après la consommation des produits concernés par le rappel, il est important de consulter rapidement un médecin en signalant cette consommation si : dans les 10 jours, les personnes présentent de la diarrhée, des douleurs abdominales ou des vomissements ou dans les 15 jours les personnes présentent, des signes de grande fatigue, de pâleur, une diminution du volume des urines, qui deviennent plus foncées.

En cas d’absence de ces signes dans les 15 jours après la consommation de produits contenant potentiellement la bactérie, « il n’y a « pas lieu de s’inquiéter » d’après Santé Publique France.

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