Dix films tournés en Charente-Maritime à (re)voir pendant les vacances

L’équipe d’AunisTV propose aux cinéphiles de (re)plonger dans leurs souvenirs en leur proposant une liste des meilleurs films tournés en Charente-Maritime. Serez-vous reconnaître les lieux de tournage ?

La Charente-Maritime est un terrain de jeu très courtisé par les réalisateurs et les acteurs de cinéma.  (©Illustration/AdobeStock)

Le Festival de la Fiction approche à grand pas et il était temps pour nos lecteurs de se plonger dans l’histoire du cinéma avant de découvrir l’univers des séries télé. Pour cela, l’équipe d’AunisTV vous a concocté une liste des films à succès tournés dans le département de la Charente-Maritime.

Le saviez-vous ? Des figures du 7e art comme Jean Gabin, Romy Scneider, Lambert Wilson, Lino Ventura, Annie Girardot sont venus foulés les terres maritimes. Chef d’œuvre ou films plus confidentiels, vous trouverez de tout dans cette liste où il vous faudra reconnaître les lieux de tournage. Alors, atteindrez-vous le Graal du perfect ?

1 – Le Sang à la tête (1956)

Gilles Grangier, honnête faiseur du cinéma français et auteur de nombreux films souvent anecdotiques, signe ici l’une de ses plus belles réussites. « Le sang à la tête » est l’adaptation d’un roman de Georges Simenon : « Le fils Cardinaud ».

Jean Gabin incarne un ancien manutentionnaire du port de La Rochelle, qui à force de travail acharné et d’ambition sans limite, s’est hissé au sommet de l’échelle sociale, au point de co-diriger l’entreprise dont il était simple employé.

En quelques scènes, le réalisateur installe non seulement le décor et les protagonistes, mais aussi une atmosphère proche de Simenon et des rapports complexes entre chaque personnage au sein du port de La Rochelle. Ainsi, nous sommes forcé de constater que l’histoire d’amour entre la cité maritime et le Septième art ne date pas d’hier.

2 – Le Jour le plus long (1962)

Les blockhaus de l’Île de Ré n’existent plus, et pourtant, les souvenirs du tournage du « Jour le plus long » est encore dans les têtes de tous les Rétais. La conche des Baleines avaient servi de décor, en 1962 au film dans lequel on retrouve deux acteurs incontournables du cinéma américain John Wayne et Henri Fonda mais aussi Bourvil.

L’histoire retrace le débarquement de Normandie sur la plage d’Omaha Beach. Un tournage impressionnant, réalisé en octobre 1961, qui restera dans la mémoire des Rétais. Un tournage impressionnant, réalisé en octobre 1961, qui restera dans la mémoire des Rétais

3 – Les Demoiselles de Rochefort (1967)

« Les demoiselles de Rochefort » est un film musical culte de Jacques Demy, porté par un duo de sœurs : Françoise Dorléac et Catherine Deneuve, jeune comédienne, alors quasiment inconnue. Pourtant, à l’époque, le réalisateur tombe sur la ville maritime par hasard.

Après avoir fait un tour sur la côte d’Azur, « de Nice à Perpignan », Denny tombe amoureux de la grande place Colbert « très architecturée ». Et le charme opère tout de suite. Dans ce chef d’œuvre du cinéma français, il capte les sentiments de la vie et notamment celui du bonheur. A revoir sans modération !

4 – Les choses de la vie (1970)

Un scénario d’une simplicité frappante et d’une construction atypique : succession de tranches de vie, d’épisodes isolés ou d’impressions relatées en flash-back entrecoupant la scène centrale de l’accident, qui ouvre le film. Le tout magnifié par le style épuré de Claude Sautet et sa poésie tragique insondable qui en font un film

Avec « Les Choses de la vie », Claude Sautet  inaugure son cycle de portraits intimistes contemporains qui vont devenir sa marque de fabrique et constituer sa renommée. Une partie du film est tourné sur l’Ile de Ré et dans la ville de La Rochelle.

5 – Le Train (1973)

Ce film tourné au début des années 70 va vous rendre nostalgique puisqu’il renvoie aux paysages paisibles et à la beauté simple des campagnes françaises. Un retour en enfance pour certainss. L’occasion également de rendre un hommage à Jean-Louis Trintignant. Dans le « Le Train », l’acteur donne d’ailleurs la réplique à Romy Schneider, autre légende du cinéma, disparue il y a plus de quarante ans.

Le réalisateur Pierre Granier-Defferre avait choisi La Rochelle pour y tourner quelques scènes, du 10 au 13 juillet, dans le site remarquable de la rue Sur-les-Murs, au pied de la Tour de la Chaîne avec, dans la perspective, la très fameuse Tour de la Lanterné, dite des Quatre-Sergents.

Des prises de vues se poursuivent dans le cadre également historique de la gare de La Rochelle où arrive le train ; un train style 1940 avec une foule de réfugiés recrutés par petites annonces dans le journal Sud-Ouest.

6 – Le Bateau (1981)

Le Bateau, c’est l’histoire d’une superproduction sous-marine et de l’un des plus grands succès du cinéma allemand réalisé par Wolfgang Petersen, nommé aux Oscars dans six catégories

Les scènes sont tournées au port de la Pallice en octobre 1980. Des Français locaux font office de figurants et sont habillés en militaires allemands.

Dans ce film, le réalisateur se plonge dans l’enfer du monde des sous-mariniers allemands, entre les murs épais de la base de la Pallice. Par ailleurs, de nombreux Rochelais ont assisté à la reconstitution étonnante de réalisme.

Même s’il n’a pas remporté d’Oscar, « Das Boot » a été un immense succès international, surtout en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, et reste comme le meilleur film de sous-marin de l’histoire du cinéma. En 2017, Bavaria Productions et Sky Deutschland sont revenus en Charente-Maritime pour tourner la suite du long-métrage , cette fois pour une série télévisée.

7- Noyade interdit (1987)

Un polar estival de fin de carrière pour Pierre Granier-Deferre, qui pose sa caméra au bord de l’Océan Atlantique, dans la charmante station balnéaire de Charente-Maritime : Saint-Palais-sur-Mer. Hélas pour l’équipe municipale et les estivants dans ce film, la saison touristique semble compromise lorsque les cadavres de noyés s’amoncellent jour après jour sur la plage… »Noyade interdite » repose sur un tandem de flics antagonistes interprété par Philippe Noiret et Élizabeth Bourgine.

8 – Beaumarchais l’insolent (1996)

Le film Beaumarchais l’insolent est librement inspiré d’une œuvre inédite de Sacha Guitry. L’auteur a écrit cette pièce après avoir passé soixante jours en prison au moment de la libération.

Son adaptation au cinéma a été immédiat. Le film se retrouve même troisième au box office derrière Pédale douce et Ridicule. Il a également été nommé trois fois aux Césars dans les catégories : meilleur acteur, meilleurs costumes et meilleurs décors.

Trois lieux de tournage ont été sélectionnés en Charente-Maritime : la salle haute de la bourse et la chambre de commerce de La Rochelle; le théâtre de la Coupe d’Or et rue de la République à Rochefort; et enfin le château de Plassac.

9 – Alceste à bicyclette (2013)

Philippe Le Guay a eu l’idée du film en allant voir Fabrice Luchini dans sa maison sur l’île de Ré pour lui proposer de jouer dans « Les femmes du 6e étage ». Suite à une balade dans la campagne de l’île à vélo, Fabrice Luchini dévoile son amour pour la pièce de Molière Le Misanthrope au réalisateur. « Ce serait formidable d’en faire un film », aurait enchaîné le metteur en scène et c’est chose faite ! Une ode au théâtre et au vers !

10 – Lola et ses frères (2018)

« Lola et ses frères » a été tourné en Charente et Charente-Maritime à l’automne 2017, dans les villes d’Angoulême, Saintes, Cognac et La Rochelle. Ce film de Jean-Paul Rouve reprend un thème assez peu exploité dans le 7e art : la fratrie. Selon l’interprète de Jeff Tuche, les frères et sœurs sont souvent « des gens que l’on ne choisit pas et que l’on est presque obligé d’aimer ». Un film sans complexes !

Bonus – Les Aventuriers de l’arche perdue (1980)

Comment parler de cinéma en Charente-Maritime sans revenir sur le passage éclair de l’équipe de Steven Speilberg à la base sous-marine de La Rochelle au port de La Pallice. A l’époque, le tournage rochelais des aventures d’Indiana Jones est passé quasiment incognito, pourtant, Spielberg, metteur en scène américain à la notoriété naissante a bien investi les lieux pour son premier Indiana Jones.

L’affaire est donc restée confidentielle pendant plus d’un an. La surprise fut donc totale à la projection du film. A l’époque, une cinquantaine de Rochelais, recrutés dans un bar local, ont été enrôlés comme figurants au mois de juin 1980.


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