Ce ne serait pas une conférence de presse à la Maison-Blanche sans quDonald Trump n’en fasse une affirmation extravagant au sujet des succès de son équipe.
Cette semaine, il a affirmé avoir été témoin d’un médicament capable de ramener une personne de la mort.
Le président américain a prononcé cette remarque lors d’un point presse de routine, au cours duquel il semblait discuter de la loi Right to Try.
Cette loi, adoptée lors du premier mandat de Trump, permet à certains patients en phase terminale d’accéder à des traitements expérimentaux qui n’ont pas encore reçu l’approbation complète.
L’idée est que des personnes confrontées à des maladies potentiellement mortelles puissent essayer des médicaments encore en cours de test lorsque les autres options de traitement ont déjà été épuisées.
Bien que concept intéressant pour certains, Trump a semblé pousser cette idée bien plus loin, suggérant que les États-Unis avaient accès à un médicament capable d’aider des personnes qui, selon ses mots, étaient déjà mortes.

Le président a déclaré, comme relayé dans des clips circulant sur les réseaux sociaux — notamment celui publié par le journaliste Aaron Rupar sur X (anciennement Twitter) : « Nous avons pris des gens qui étaient morts. On avait une personne à qui l’on avait donné les derniers rites — parti, les enfants pleurent et tout — et on leur a administré ce médicament. Et la personne est devenue meilleure. Ça marche. »
Sans surprise, cette remarque a suscité une forte réaction. Beaucoup se demandent ce que Trump entendait exactement dire, ainsi que quel médicament il évoquait.
Le président âgé de 79 ans n’a pas nommé le traitement précis lors de ses remarques, et il n’a pas fourni de données cliniques, de dossiers médicaux ni d’autres détails pour étayer cette affirmation extraordinaire.
Dans les séquences, Trump sembleait parler de médicaments expérimentaux et de patients en phase terminale de manière générale, plutôt que d’annoncer un nouveau médicament précis.
Cela a conduit certains critiques à suggérer qu’il faisait peut-être référence à un patient gravement malade qui se serait rétabli après un traitement, plutôt que quelqu’un déclaré mort légalement ou médicalement — même si cela suffit à éveiller la curiosité des gens, que ce soit au sujet du médicament en question ou de Trump lui-même.
Trump: « We’ve taken people that were dead. We had a person given the last rites — gone, the kids are crying and everything — and started them on this drug. And the person became better. It works. » pic.twitter.com/1QMzj8sDH8
— Aaron Rupar (@atrupar) May 11, 2026
Après tout, être gravement malade, inconscient ou proche de la mort diffère fortement du fait que la mort soit officiellement constatée par des professionnels de santé.
Des experts ont depuis remis en question l’idée selon laquelle n’importe quel médicament pourrait inverser la mort, les professionnels de la santé insistant sur le fait que se rétablir d’une maladie grave ne revient pas à ramener quelqu’un de la mort.
La revendication a également relancé l’examen de l’approche de l’administration en matière de santé publique, les critiques arguant — comme le signalent des publications d’influenceurs tels que Hashem Al-Ghaili sur Instagram — qu’il faut recentrer l’attention sur des traitements existants et éprouvés et sur des outils de réduction des risques.
La loi Right to Try a longtemps été controversée, ses partisans affirmant qu’elle offrait davantage d’options à des patients désespérément malades, tandis que les opposants prévoyaient qu’elle pouvait laisser des personnes vulnables exposées à des traitements dont l’efficacité n’avait pas encore été démontrée.
Cependant, Trump a à plusieurs reprises présenté cette loi comme l’une de ses principales réalisations en matière de soins de santé.
