Les taux de natalité en déclin à travers le monde pourraient être liés à un objet que beaucoup d’entre nous utilisent quotidiennement, selon des chercheurs qui examinent les raisons pour lesquelles moins de bébés viennent au monde.
La question est devenue une préoccupation croissante dans plusieurs pays, les taux de fécondité continuant de diminuer et les gouvernements cherchant des moyens de comprendre ce changement.
Pour beaucoup, les raisons de ce déclin ont longtemps semblé être d’ordre financier, avec l’augmentation des coûts de logement, les frais de garde d’enfants, l’accès aux soins de santé et l’incertitude économique générale régulièrement cités comme des obstacles majeurs à la création d’une famille.
Aux États-Unis, le taux de fécondité serait actuellement d’environ 1,6 enfant par femme, tandis que d’autres dizaines de pays ont chuté encore plus bas. En revanche, des chercheurs examinent désormais si une autre dimension de la vie moderne pourrait également jouer un rôle dans cette tendance.
Cet élément est le smartphone.

Une série récente d’études et de recherches — réunies dans un résumé des résultats intitulé « impact » sur Instagram — a mis en évidence la théorie, affirmant que les taux de natalité dans plusieurs pays ont commencé à diminuer à peu près au même moment où les smartphones sont devenus largement utilisés.
Le post a commencé : « Les taux de fécondité diminuent dans le monde, et les chercheurs commencent à se demander : nos téléphones ont-ils quelque chose à voir avec cela ? »
Il révélait que des études et analyses récentes ont suggéré que la popularisation des smartphones pourrait être liée à la chute des taux de fécondité, les réseaux sociaux étant particulièrement explorés comme facteur possible.
Selon un tableau partagé dans le post, les taux de fécondité aux États‑Unis, au Royaume‑Uni et en Australie ont commencé à chuter en 2007, année où le premier iPhone est sorti.
Le post affirmait également que les baisses ont commencé en France et en Pologne en 2009, suivies par le Mexique, le Maroc et l’Indonésie en 2012, puis l’Iran, l’Égypte et le Sénégal en 2015. Il disait que chacune de ces années coïncidait avec la popularisation des smartphones sur les marchés locaux.
La théorie n’est pas que d’un seul appareil découle une baisse mondiale des taux de fécondité, mais que des changements dans la manière dont les gens socialisent, font des rencontres et forment des relations peuvent influencer le moment, ou la décision même, d’avoir des enfants.
Certaines chercheuses ont suggéré que les gens passent davantage de temps à socialiser en ligne qu’en personne, ce qui pourrait influencer la formation de relations chez les générations plus jeunes.
Le post avançait également que les réseaux sociaux dans leur ensemble pourraient modifier les attentes liées au dating, au mariage et à la parentalité, tout en élargissant les clivages idéologiques entre les jeunes hommes et les jeunes femmes.
Cela survient alors que les taux de natalité dans une grande partie du monde ont chuté fortement depuis les années 2000, de nombreuses personnes retardant soit la maternité, soit choisissant de ne pas avoir d’enfants du tout.
Voir ce post sur Instagram
Fait intéressant, la récession de 2008 s’est également superposée à cette diminution des naissances, en particulier aux États‑Unis.
Cependant, certains experts estiment que l’économie à elle seule n’explique pas l’ampleur avec laquelle les taux ont chuté.
La théorie a suscité des débats en ligne, certains internautes rejetant complètement le facteur réseaux sociaux/smartphone — ou affirmant simplement qu’il entraîne une baisse des taux de natalité par une utilisation différente, plutôt que parce que davantage de personnes socialisent en ligne.
Par exemple, un spectateur a commenté : « Vous allez relier n’importe quoi à la baisse des taux de natalité, sauf le coût de la vie et les droits reproductifs. »
Un autre a repris ce sentiment : « Personne ne peut se permettre d’avoir des enfants non plus, j’en suis sûr, cela y est pour beaucoup. »
Un autre a ajouté : « Euh… donc vous voulez dire que les femmes ont désormais accès à une information et à une éducation illimitées et décident soudainement, de manière consciente, si elles veulent des enfants ou non ? »
Ce dernier point reflète une autre vision exprimée par un commentateur qui évoquait un changement culturel : « Anecdotiquement, le fait d’entendre les expériences vécues des femmes enceintes et de la maternité a inspiré beaucoup de personnes à remettre en question pourquoi elles veulent des enfants et ce qui mérite d’être investi pour les avoir. »
Pour autant, le post insistait bien sur le fait qu’il est peu probable qu’il existe une seule raison derrière ce déclin.
Les pressions économiques, l’accès aux soins de santé, les droits reproductifs, les mutations culturelles et le manque d’un garde d’enfants abordable sont autant de facteurs qui devraient continuer à jouer un rôle clé dans les décisions des personnes quant à l’idée d’avoir des enfants.
