La Rochelle. Le second adjoint de la ville visé par une plainte pour harcèlement sexuel

En mai dernier Jean-Philippe Plez a été placé en garde à vue, après le dépôt de plainte d’une agente d’entretien de la mairie.

Plez Jean-Philippe au Conseil régional
Jean-Philippe Plez au Conseil Régional. (©Conseil Régional Nouvelle Aquitaine)

Celui qui marchait tout droit dans les pas de Jean-François Fountaine, maire de la Rochelle et président de la communauté d’agglomération de La Rochelle se serait-il pris les pieds dans le tapis ?

Quelques années en arrière, le sulfureux et radical de gauche Michel Crépeau déclarait avec beaucoup de dérision au moment de l’affaire Monica Lewinsky, « mais qu’est-ce qu’on emmerde le président des Etats-Unis pour une simple histoire de pipe ? Si on ouvrait le tiroir de mon bureau on y trouverait un bureau de tabac… »

Présomption d’innocence

Alors, le président du groupe des radicaux de gauche au Conseil régional Nouvelle Aquitaine depuis son élection en 2021 a-t-il voulu imiter de trop près les propos de son mentor ? À ce stade des investigations, la présomption d’innocence prévaut.

Depuis le mois de mai dernier Jean-Philippe Plez est au cœur d’une enquête pour harcèlement sexuel. Une agente d’entretien de la mairie de La Rochelle, a déposé plainte pour des faits qui se seraient déroulés en avril dernier dans les locaux de l’hôtel de ville de La Rochelle.

Les faits sont matériellement reconnus par Jean-Philippe Plez, au contraire de l’élément intentionnel (conscience et volonté d’accomplir un acte interdit par la loi N.D.L.R) », rapporte Thierry May, procureur de la République adjoint du parquet de La Rochelle.

« Un chaud lapin »

Le mis en cause a été confronté à la présumée victime dans le cadre de cette procédure qui résonne déjà dans les bureaux de l’hôtel de ville de La Rochelle. Il faut bien reconnaître que l’ancien enseignant-chercheur en histoire à l’université de La Rochelle et que certains présentaient déjà comme le candidat adoubé par Jean-François Fountaine pour lui succéder au poste de maire de La Rochelle en 2026, souffle le chaud et le froid dans le landerneau politique.

Un ancien élu, très proche du président de l’Agglo, balayait d’un revers de main et sous couvert d’anonymat cette hypothèse quelques semaines en arrière, « Jean-Philippe est un type sympathique, mais c’est un chaud lapin ».

Jean-Philippe Plez a proposé sa démission

Malgré la matérialité des faits, Jean-Philippe Plez clame son innocence dans une affaire où l’enquête est toujours en cours et où aucune décision publique n’a pour le moment été prise par le parquet de La Rochelle.

Il estime être malmené moralement et n’exclut pas à son tour de déposer plainte. L’élu Rochelais a proposé sa démission de ses mandats d’adjoint de la ville de La Rochelle et de conseiller communautaire délégué.


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