Mary L. Trump a accueilli avec une véhémence féroce la décision de la Cour suprême des États‑Unis de rejeter l’appel de son oncle, Donald Trump, visant à réexaminer une affaire concernant des accusations d’agression sexuelle et de diffamation à son égard.
Un jury avait conclu en 2023 que le président avait agressé sexuellement l’auteure E. Jean Carroll dans les années 1990, puis avait qualifié l’incident de canular sur les réseaux sociaux.
Carroll avait affirmé que Trump l’avait agressée dans une cabine d’essayage d’un grand magasin de Manhattan. Il a ensuite publié en ligne que l’incident ne s’était pas produit, affirmant que l’auteure, aujourd’hui âgée de 81 ans, « n’est pas mon type ».
Elle a ensuite obtenu 5 millions de dollars de dommages et intérêts lors d’un verdict rendu par un tribunal de New York, tandis que Trump, âgé de 80 ans, niait ces allégations.
Le leader républicain a aussi accusé le juge ayant supervisé le procès civil d’avoir permis illégalement la présentation de preuves susceptibles d’influencer l’opinion du jury, citant une bande d’Access Hollywood datant de 2005 qui le montrait discutant du fait de toucher et d’embrasser des femmes.

Trump avait auparavant interjeté appel du verdict, mais la cour d’appel fédérale a convenu qu’un nouveau procès n’était pas nécessaire, ayant confirmé la décision du jury.
Par conséquent, le père de cinq enfants a imploré la plus haute instance de trancher, espérant voir les dommages infligés à Carroll être annulés.
La Cour suprême a confirmé ce week-end qu’elle n’allait pas reprendre l’appel de Trump et ne détaillerait pas davantage les motifs de cette décision, comme le fait habituellement la Cour.
Roberta Kaplan, l’avocate de Carroll, a réagi à la décision dans un communiqué officiel, soulignant que « cela confirme une fois pour toutes le verdict unanime du jury selon lequel le président Donald J Trump a agressé sexuellement et diffamé E. Jean Carroll ».
Elle a ajouté : « Ses multiples tentatives d’appel ont toutes échoué et la décision d’aujourd’hui met fin à sa quête d’échapper à la responsabilité de ses actes ». L’équipe de Carroll n’est toutefois pas la seule à célébrer cette décision.

Mary L. Trump — la nièce de Trump et fille de son frère Fred Trump Jr — a publié sur X un message adressé à son oncle, saluant la victoire de Carroll.
« Enfin ! E. Jean Carroll vient de botter les fesses de Donald une fois pour toutes », a-t-elle écrit. « Quelle légende elle est ! Il est temps que Donald paie. »
Le dirigeant conservateur n’a pas encore réagi aux points de vue de sa nièce, psychologue, auteure et commentatrice politique qui s’est opposée à ses convictions depuis des années.
Cependant, il a publié une réponse virulente à la décision de la Cour suprême, promettant de se battre contre « l’affaire de weaponisation et de lawfare », qu’il affirme inclure « l’allégation ridiculement diffuse de diffamation, avec toute ma puissance et toute ma force ».
Trump a écrit sur Truth Social : « Cette affaire concerne réellement les États‑Unis d’Amérique, et tout ce qu’ils représentent, et ne devrait jamais être autorisée à arriver à un autre président ou candidat. »

« New York State avait créé une loi, pour un instant dans le temps, il y a de nombreuses décennies, afin de me tendre un piège injuste. Elle était taillée sur mesure, et cette injustice ne peut être tolérée à rester debout ! »
