En France, les contrôles des abattoirs vont être renforcés

En visite à l’abattoir de Surgères en Charente-Maritime, le ministre de l’agriculture Julien Denormandie a annoncé un renforcement des contrôles des pratiques d’abattage.

Cet article est également constitué d’un reportage vidéo à voir en bas de page.

Julien Denormandie Abattoir Surgères agriculture
Julien Denormandie veut renforcer les contrôles des abattoirs et veut des sanctions fermes. (©Ludovic Sarrazin).

La France compte quelques 1000 abattoirs et on se souvient des scandales autour de la maltraitance animal dans certains établissements. Ces établissements qui restent des exceptions puisque seulement six d’entres-eux ont vu leur activité suspendue depuis 2020. Mais des comportements qui entachent toute la filière et qui instaurent le doute. C’est pourquoi le ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, a décidé de renforcer l’ensemble des contrôles. “Je crois que c’est une attente de beaucoup, d’abord une attente de la société vis-à-vis du bien-être animal mais une attente aussi de toute une profession qui ne voudrait en aucun cas que le comportement d’une toute petite minorité puisse jeter l’opprobre sur toute une profession”.

Le ministre a également annoncé la création d’une brigade de contrôles mobiles qui pourra être sollicitée à tout moment par les services de l’État et par les services sanitaires. “Je vais envoyer également dans les prochains jours une circulaire aux préfets pour leur dire que lorsque l’on constate des choses qui ne sont pas conformes alors il ne faut pas que la main tremble et qu’il faut que des sanctions soient prises”.

70 millions d’euros déjà engagés pour la modernisation des abattoirs

Côté bâton plus de contrôles et de sanctions et côté carotte l’annonce par le ministre de la mise en place d’un plan d’aide gouvernemental pour la modernisation de ces abattoirs. “Je l’ai annoncé au mois de janvier, on a prévu une enveloppe de 115 millions d’euros, aujourd’hui 70 millions ont déjà été engagés et 123 abattoirs bénéficient déjà de ces financements dont l’abattoir de Surgères”, souligne Julien Denormandie.

Avec ces 100 salariés et un chiffre d’affaire de 30 millions d’euro, le directeur de l’abattoir de Surgères Nicolas Joyet voit dans l’aide attribuée un accélérateur de sa modernisation. “Si on n’avait pas eu le plan de relance on aurait peut-être décalé les travaux ou réalisé une moitié aujourd’hui une moitié plus tard. Grâce au plan de relance on accélère les choses”.

“Une fin de vie digne”

Enfin concernant le traitement des animaux, le directeur partage les propos du ministre sur la protection animale et condamne les pratiques de certains de ses confrères. “Une chose est sûre c’est que l’on a vu certaines images qui ne sont pas tolérables. Effectivement l’abattoir est un lieu où on va abattre des animaux mais on peut le faire dans l’absence de souffrance et on peut mettre en place des moyens qui permettent une fin de vie digne”.

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Par Ludovic Sarrazin.


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