Le Biocoop de Marans à deux doigts de mettre la clé sous la porte ?

La situation économique du Biocoop situé route de La Rochelle à Marans n’est pas au beau fixe. Son patron se demande combien de temps il va pouvoir tenir avant de fermer définitivement.

Bertrand LEGUY le patron du Biocoop de Marans garde le sourire malgré une situation économique très difficile. (© Ludovic Sarrazin)

Alors que le bio et les produits alimentaires de proximité ont le vent en poupe, plébiscités par les consommateurs, le Biocoop de Marans est à deux doigts de fermer au grand dam de Bertrand Leguy, patron du magasin. « Je ne comprends pas. J’ai un autre Biocoop à Coulonges sur l’Autize (79) et cela fonctionne parfaitement bien depuis 25 ans », explique-t-il.

Le Biocoop de Marans a toujours eu du mal à décoller

Ouvert il y a deux ans et demi, le Biocoop de Marans a toujours eu du mal à décoller selon le commerçant. « Nous avons fait confiance au prévisionnel de Biocoop et nous n’aurions pas dû. On aurait dû faire notre propre prévisionnel et étude de marché avant de nous lancer ici. Mais ils nous ont dit que cela marcherait sur Marans ».

Ferrières

A l’origine, Bertrand ne souhaitait pas s’installer à Marans mais plutôt à Ferrières, il y a de cela six ou sept ans. « J’avais contacté Franck Léotier (l’ancien patron du Carrefour Market, ndlr) à l’époque pour un emplacement de magasin dans ses bâtiments et Bernard Besson alors président de la CDC du Pays d’Aunis pour l’achat d’un terrain, là où il y a aujourd’hui le magasin fermier. Au départ ils étaient tous les deux favorables, j’avais même rencontré les maires du coin tous d’accord et puis Franck Léotier a dit qu’il ne voulait pas de magasin alimentaire sur sa zone ».

Bernard Besson aurait-il suivi l’avis de l’homme d’affaire Léotier et fait barrage au projet de Bertrand Leguy pour ne pas contrarier son ami ? Quoi qu’il en soit le projet d’installation dans la zone ne s’est pas fait et Bertrand n’a pas non plus obtenu un terrain de la CDC.

En grande difficulté financière

Aujourd’hui le commerçant, fatigué, est en grande difficulté financière et ne sait pas combien de temps il va pouvoir tenir, « un ou deux mois si cela ne va pas mieux », et fait ses comptes tous les jours, « on fait attention quand on passe nos commandes de réapprovisionnement, ne pas en prendre trop. Je suis allé voir mon banquier pour trouver une solution et le propriétaire du local a bien voulu me consentir une réduction sur le loyer ». Et Bertrand s’inquiète aussi pour son employée, Angélique, qui est en trois quart temps.

1500 clients

La magasin tourne aujourd’hui à 1200 clients par mois avec un panier moyen de 25  euros, il lui en faudrait 300 de plus pour s’en sortir. « On a perdu des clients du fait de la mutation de pas mal de professeurs d’école, puis il y a une sorte de sinistrose ambiante qui ne donne pas envie de consommer et ceux qui pourraient venir préfèrent le magasin SUPER U car ils me disent que c’est plus pratique pour eux ».

La solution serait donc dans les mains des consommateurs de produits bio et / ou sensibles aux petits commerces de proximité. Affaire à suivre.

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Par Ludovic SARRAZIN. @Lsarrazin17


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